21 avril : Saint Anselme...

Informations et nouvelles des communautés paroissiales de Fresnay-sur-Sarthe, Oisseau-le-Petit et Sougé-le-Ganelon

Pour revoir les célébrations liturgiques de la semaine sainte, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :
La Syrie est l’un des berceaux du christianisme. Dès le Ier siècle, des communautés chrétiennes apparaissent à Antioche et à Damas, villes majeures de l’Empire romain oriental. Selon la tradition, la conversion de saint Paul a lieu sur la route de Damas. Pendant des siècles, la région constitue un centre intellectuel et spirituel majeur du christianisme oriental. La cité d'Antioche est le siège de l'un des 5 patriarcats de l'Église.
Après l'arrivée de l'Islam, puis sous l'empire Ottoman, puis sous mandat français, les chrétiens vivent généralement comme minorité protégée mais subordonnée, bénéficiant d’une coexistence souvent stable malgré des périodes de tensions.
Au XXᵉ siècle, la Syrie indépendante adopte un modèle officiellement laïc. Le régime baasiste (à partir de 1963) garantit théoriquement la liberté religieuse, ce qui permet aux chrétiens de participer largement à la vie économique, intellectuelle et administrative du pays.
La guerre civile : rupture historique
La guerre civile syrienne marque en 2011 un tournant décisif marquée par le développement de la violence et de l’insécurité, à l’origine d’un exode massif.
Les zones contrôlées par des groupes djihadistes (notamment l’Organisation État islamique) sont le théâtre de destructions d’églises, d'enlèvements, d'assassinats, de conversions forcées et d'exils massifs.
Certaines villes historiquement chrétiennes, comme Alep ou Deir ez-Zor, sont presque vidées de leurs habitants chrétiens après les combats et l’occupation jihadiste.
La principale conséquence n’est pas seulement la persécution directe, mais l’émigration massive provoquée par : la guerre, l’effondrement économique, l’insécurité et la conscription militaire.
Ainsi, depuis 2011, plus de 80 % des chrétiens ont quitté la Syrie et la population chrétienne est passée d’environ 1,8 million en 2011 à environ 350 000, soit de 2 à 3 % de la population.
Situation actuelle (2024-2026)
a) Une communauté fragilisée démographiquement
Parmi les chrétiens restés en Syrie, plus de la moitié ont plus de 50 ans tandis que les jeunes émigrent massivement faute d’avenir économique et sécuritaire. Cela crée une crise démographique menaçant la survie à long terme des communautés historiques.
b) Sécurité incertaine
La situation varie selon les régions. Dans les zones kurdes, la pratique religieuse reste relativement libre. En revanche, dans les zones instables ou islamisées la pression sociale et les discriminations sont fortes, avec des attentats ponctuels. Souvenez-vous en particulier de l’attaque meurtrière contre une église à Damas en 2025.
Après les changements politiques récents et la chute du régime Assad en 2024, l’inquiétude grandit face à l’influence de groupes islamistes au sein des institutions.
c) Difficultés économiques et sociales
Les chrétiens subissent également un chômage élevé, des confiscations de biens dans certaines régions, une marginalisation économique, alors que les sanctions internationales affectent l’ensemble du pays.
4. Enjeux politiques et culturels
La disparition progressive des chrétiens en Syrie présente de forts enjeux :
perte d’un élément historique du pluralisme syrien, longtemps caractérisé par la coexistence religieuse ;
affaiblissement des traditions chrétiennes orientales parmi les plus anciennes du monde.
De nombreux observateurs parlent désormais d’une « communauté en voie d’extinction démographique » si les tendances migratoires se poursuivent.
5. Perspectives d’avenir
L’avenir des chrétiens en Syrie dépend principalement d’une stabilisation politique durable, de la sécurité des minorités religieuses, de la reconstruction économique, du retour éventuel des réfugiés. Cependant, la majorité des exilés étant désormais installée en Europe ou en Amérique du Nord, un retour massif paraît peu probable à court terme.
Conclusion
Les chrétiens de Syrie constituent l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde, profondément enracinée dans l’histoire du Moyen-Orient. Pourtant, la guerre civile depuis 2011 a provoqué un effondrement démographique spectaculaire, transformant une minorité autrefois influente (≈10 % de la population) en une communauté fragile et vieillissante (≈2 % aujourd’hui). Entre insécurité, crise économique et émigration continue, leur avenir dans le pays demeure incertain, et la question dépasse le cadre religieux : elle concerne l’équilibre culturel et pluraliste de la Syrie et plus largement, du Moyen-Orient.
Vous pouvez soutenir ce projet en faisant un don à la sortie de la messe de dimanche prochain (10h30, en l'église de Fresnay), ou bien en cliquant sur ce lien.
En ce 4ème dimanche de Carême, nous poursuivons l’Opération « Carême 2026 : Soutien aux Chrétiens d’Orient », en lien avec l’association « Fraternité chrétienne Sarthe Orient » (FCSO).
De tout le Moyen-Orient parviennent des nouvelles qui suscitent la consternation et le désarroi devant notre impuissance.
Au Liban en particulier, qui connaissait une situation déjà fragile à plusieurs égards, on compte sans doute 800 000 déplacés du fait des bombardements, soit 15 % de la population du pays.
Écoutons le témoignage de Mère Joumana, Supérieure du couvent de Notre-Dame du Bon Service, dans la Plaine de la Beeka :
« Nous recevons actuellement des familles déplacées, réfugiées, que nous accueillons dans notre foyer. Leur situation est très difficile et elles ont besoin d’aide pour tout ce qui est essentiel. »
Parmi les différents projets d'aide au Liban portés par la Fraternité Chrétienne Sarthe Orient, nous proposons de soutenir celui de l'Orphelinat et de l'Ecole dirigés par Mère Joumana.
L’orphelinat et l’école de Jabbouleh : un havre d’espoir au Liban
Depuis 1954, cet orphelinat accueille gratuitement une centaine d’enfants défavorisés, orphelins ou issus de familles en grande difficulté.
Leur mission ? Offrir un foyer, une éducation et un avenir à ces enfants, malgré les crises qui secouent le Liban.
Un refuge et une école pour grandir
L’orphelinat recrée un cadre familial pour les enfants sans parents, tout en les aidant à surmonter les traumatismes et à vivre ensemble, au-delà des divisions religieuses ou des tensions régionales.
L’école, quant à elle, scolarise les enfants de la maternelle au brevet, en insistant sur l’hygiène, le respect mutuel et l’accès gratuit à l’éducation.
Des dons qui changent tout
Grâce à des soutiens comme celui de la Fraternité Chrétienne Sarthe Orient, l’orphelinat et l’école peuvent poursuivre leurs missions.
En 2023, un don de 5 000 € a permis d’acheter des fournitures scolaires pour l'école et de la nourriture pour l'orphelinat.
En 2024, face aux bombardements, l’école est devenue un refuge pour de nombreuses familles désemparées, ce qui est à nouveau le cas aujourd’hui.
Mère Joumana souligne dans ses lettres que chaque aide est une « grâce » et une « force » pour persévérer, malgré l’incertitude politique et économique.
Un message d’espérance
En 2025, elle écrit : « Nous avons choisi l’espérance. »
Malgré les épreuves, l’équipe éducative multiplie les activités pour offrir aux enfants, je cite : « un souffle de vie, de beauté et de lumière ».
Leur engagement est un appel à la solidarité : chaque don permet de maintenir ce lieu de paix et d’éducation, essentiel pour l’avenir de ces enfants.
Vous pouvez soutenir ce projet en faisant un don à la sortie de la messe de dimanche prochain (10h30, en l'église de Fresnay), ou bien en cliquant sur ce lien.
La prochaine messe des familles aura lieu ce dimanche, 15 mars, à 10h30, en l'église de Fresnay. Ce sera également la troisième étape de préparation à la première communion pour les enfants, et la troisième étape de préparation au baptême des enfants en âge de scolarité.
"Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois."
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