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4 avril : Homélie de la Messe de Pâques

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Bonne course et rendez-vous au Ciel !
 
Ça va, mes frères ? Pas trop fatigués ? Pas trop sur les rotules ? Il y va fort, Jésus, non, vous ne trouvez pas !? Même si je sais bien que c’est symbolique, nous sortons de 40 jours de course, 40 jours d’efforts. Nous avons franchi ce matin la ligne d’arrivée : ça y est nous y sommes, nous nous apprêtons à nous poser, à souffler, à profiter d’un repos largement mérité… eh bien non ! Quand y’en a plus, y’en a encore ! L’évangile de cette Messe de Pâques nous invite à courir encore et toujours ! Mais regardez : d’abord, Marie-Madeleine qui se rend au tombeau de grand matin. A mon avis, elle avance à grands pas, de façon dynamique. Elle a hâte d’être auprès du tombeau, juste pour être là, pour signifier l’amour, la reconnaissance qu’elle porte à ce Jésus qui l’a délivrée de sept démons, pour Le remercier de Son enseignement qui est descendu au plus profond de son âme et qui lui a permis de choisir le bien, de choisir la vie. Elle avance gaillardement : tant pis si les gardes au pied du tombeau la bahute et la chahute : elle vient pour son bien-aimé et rien ne la détournera du but !
Sauf que la voilà qui court dans l’autre sens. Elle ne marche pas, elle ne trottine pas : elle court, elle vole ! Le cœur brisé, en mille morceaux : « On a enlevé le Seigneur de Son tombeau ! » C’est auprès des apôtres de Jésus qu’elle vient épancher sa peine : « Les gars, sortez du cénacle. Venez voir ! Faites quelque chose, s’il vous plaît ! »
C’est au tour de Pierre et de Jean de galoper depuis Jérusalem jusqu’au jardin où se dresse le tombeau. Sur ce trajet où Jésus est tombé lourdement à plusieurs reprises trois jours auparavant, eux filent. Même Pierre, qui n’est plus si jeune que ça, force le pas. Mais Jean a l’avantage de la jeunesse trépidante et ardente. Il arrive le premier mais, par déférence, il attend son ancien : c’est à lui, Pierre, à qui Jésus a montré à plusieurs reprises qu’il détenait la première place, de pénétrer le premier dans le sépulcre dont la pierre a bel et bien été roulée sur le côté.
Donc, ce matin, visiblement, la course n’est pas terminée, elle n’est pas achevée ! Ce n’est pas marqué dans l’Evangile, mais nous pouvons supposer que les soldats qui étaient de garde une fois revenus de leur stupéfaction face à cette Lumière éblouissante qui a jailli du tombeau, tout juste remis de leur effarement en voyant cet ange magnifique venu du Ciel rouler le lourd cylindre qui bouchait l’entrée du sépulcre, ont du prendre leurs jambes à leur cou pour rendre compte de la situation aux grands-prêtres du Temple. Sans doute que dans la journée, ceux-ci se sont hâtés pour constater de visu cette situation incroyable ! Avec compte-rendu à Ponce-Pilate ! Déploiement des forces pour remettre la main sur le cadavre. Ajoutez à cela ces disciples dépassés par les événements qui décident de se carapater loin de Jérusalem, tels les disciples d’Emmaüs, car, décidément, ça sent le roussi, et vous aurez un tableau assez précis de la situation. Ce matin, à Jérusalem, ça court, ça galope, ça file : un vrai marathon !
Et nous, frères et sœur bien aimés, ce n’est pas parce que nous connaissons la fin de l’histoire, que nous allons rester les bras bien croisés à attendre que cela se passe. Nous cela fait 40 jours, depuis le 17 février précisément, que nous avons entamé notre course annuelle. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin ! Vous savez bien que la marche de la vie est en fait une course, une course vers le Ciel, parfois une course d’obstacles et parfois une course où nous nous sentons portés, soutenus –ça dépend des jours ! Mais cela reste une course. C’est vrai nous courrons plus vite, les efforts sont plus soutenus pendant les 40 jours du carême –et nous remettons une couche pendant les quatre semaines de l’Avent. Mais il est rare que nous puissions complètement nous arrêter au bord du chemin et impossible que nous jetions l’éponge en décrétant tout de go : « Ras-le-bol, j’en ai marre ! Je plante tout maintenant ! » Non, non : nous avançons, nous serrons les dents et les poings et soutenus par la grâce divine, nous progressons, pas après pas.
Le lundi matin, quand je suis à la maison, chez Maman, je vais régulièrement courir pendant une heure –parfois un peu plus. Après les étirements, quand je monte les escaliers pour une douche qui n’est pas complètement inutile, je souffle parfois « Ouf, je suis un petit vieux… » C’est vrai que j’ai un peu tiré sur la bourre, que j’ai essayé de faire monter un peu le cardio, et mon corps me le fait sentir. Mais la tête, l’esprit, se sont aérés, oxygénés, renouvelés. Ça fait du bien ! Il en est de même pour nous : au bout de ce carême, si nous l’avons vécu en vérité, il peut y avoir une fatigue légitime : prière, jeûne, sacrifice, attention aux autres. Tout cela est fatiguant, astreignant ! Mais cela fait du bien. Et même plus : c’est pour cela que nous sommes faits !
Alors, mes frères, tout à l’heure, vous vous délectez de l’agneau pascal sur son lit de flageolets, vous profitez de la tarte normande et vous croquez un chocolat –noir de préférence- mais vous êtes prêts à reprendre la course, à reprendre vos baskets spirituelles et en avant marche à la suite du Christ ! Bonne course à tous et rendez-vous au Ciel !

Publié dans Homélie, Pâques

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4 avril : Homélie de Pâques

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Nous sommes là ce matin car "nous sommes d'Eglise,
nous sommes du Christ" !
 
Frères et sœurs bien aimés, quand on consulte les archives d’autrefois, il y a un aspect surprenant, voire amusant, dans les courriers que mes illustres prédécesseurs envoyaient à l’évêché pour rendre compte de la participation aux fêtes pascales dans leur paroisse. A l’époque où internet n’existait pas, Monsieur le curé se fendait d’une belle lettre dans laquelle le vicaire général ou Monseigneur l’évêque trouvait le nombre de confessions entendues, le nombre de communions données et une estimation du nombre de fidèles qui avaient participé aux offices de la semaine sainte et à la Messe de Pâques. Confession et communion, c’est cela que l’on appelait « faire ses Pâques ». Jusque-là, rien que de très normal. Sauf que dans les comptes rendus de Messieurs les curés de l’époque, il était toujours signalé précisément le nombre d’hommes qui s’étaient confessé et qui avaient reçu la sainte Communion. Pourquoi une telle minutie dans ce rapport ? Tout simplement parce qu’en beaucoup de paroisses, les messieurs n’étaient pas si présents que ça et c’était les femmes et les enfants qui remplissaient les bancs de la nef. Même si le patron était habituellement au café en face de l’église pendant la Messe du dimanche, néanmoins s’il venait à la grand-Messe de Pâques, c’est qu’il se considérait comme « d’Eglise », pas forcément un pilier mais nous dirions aujourd’hui sympathisant. Pour reprendre une expression entendue il y a peu et qui m’a fait sourire : « Je ne vais pas forcément à la Messe, en revanche, je n’y vais pas à reculons »
Pourquoi ce laïus sur la présence des hommes à l’église ? Vraiment, vous ne voyez pas !? C’est vrai que les lectures et le psaume qui les accompagne ont peut-être émoussé votre attention à la longue –et c’est bien compréhensible : nous n’avons plus l’habitude d’entendre autant de textes à la suite. Eh bien, dans l’Evangile de la Résurrection, il n’y a que des femmes. Ce sont elles qui se rendent courageusement au sépulcre aux petites lueurs du matin. Les disciples, les apôtres, sont aux abonnés absents, tétanisés au fond du cénacle, craignant la garde romaine et les sbires des grands-prêtres du temple qui sont certainement déjà en chasse, à présent que le grand sabbat de Pâques est terminé. Je vois quelques messieurs remuer sur leur banc : « Et l’ange qui annonce la bonne nouvelle, ça compte ou pas ? » Désolé, non : les anges sont de purs esprits, ils n’ont pas de corps… et donc pas de sexe non plus ! Il n’y a donc que des femmes devant cette pierre roulée… car même les soldats du temple ont disparu. C’est sans doute pour cela que Messieurs les curés d’antan notaient scrupuleusement le nombre d’hommes qui « faisaient leur Pâques ». Pour ne pas que l’on dise que la religion, que la pratique religieuse, c’est une affaire de bonnes femmes.
Alors, je voudrais remercier ceux qui sont là ce matin. En plus, à 7h du mat’ : cette pandémie nous fait vraiment faire des choses étonnantes, inhabituelles ! Nous voici, hommes et femmes confondus, telles les femmes qui se hâtent vers le tombeau à l’aube. Tout ce carême, nous avons tâché de donner la première place au Seigneur dans notre cœur, dans notre vie –rassurez-vous, chers paroissiens, le carême étant terminé, c’est sans doute la dernière fois que je vous le redis (sauf si j’oublie…)- eh bien, ce matin encore, nous sommes sortis de sous la couette dès potron-minet pour le Seigneur, pour fêter Sa Résurrection, pour rendre gloire à Sa puissance sans pareille… et reconnaissons-le aussi : pour vivre une expérience unique, la vigile aux aurore ! Ce matin, the place to be, c’est ici ! Après ces quarante jours de préparation, ces quarante jours de course de fond, nous ne pouvions pas louper l’arrivée quand même ! Le Covid nous a fait une fois le coup, mais pas deux !
Quarante jours au désert, quarante de petits sacrifices, quarante jours de prière, quarante jours de lecture des quatre Evangiles, quarante jours à essayer de faire passer les autres avant soi-même, quarante jours à se donner comme Jésus l’a fait tout au long de Sa vie, car notre modèle, c’est Lui ! Pourquoi les femmes, bravant l’interdiction des grands-prêtres, se sont-elles rendues au tombeau, prêtes à affronter la soldatesque et à rouler de leurs petits bras musclés la lourde pierre qui bouchait l’accès au sépulcre ? Mais parce qu’elles aimaient Jésus, plus que tout, et que cet amour était plus fort que les interdits, les défenses, les mises en garde. Dieu premier servi : à Lui la première place dans nos vies (oups, pardon, je n’ai pas pu m’en empêcher !)
Alors, mes frères, ce matin nous y sommes : le tombeau est ouvert, le tombeau est vide et le Seigneur nous attend et nous envoie en mission. Quarante jours d’efforts, de sacrifices, de prières : ça y est le pli est pris ! A nous de continuer sur cette lancée car la course à la sainteté, c’est sur toute la vie qu’elle se déroule. Comme les femmes, nous repartons en courant pour vivre de cette bonne nouvelle : le Christ est ressuscité, Il est le grand Vainqueur, alléluia !

Publié dans Homélie, Pâques

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4 avril : Le Christ est vraiment ressuscité !

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Venez célébrer le Christ vainqueur du Mal et de la mort
qui sort vainqueur du tombeau !
Trois possibilités pour vivre Pâques en paroisse :
  • avec les saintes femmes, tôt le matin, "avant le lever du soleil",
    • à 7h à l'église de Fresnay (vigile pascale)
>> Les photos sont ICI <<
 
  • avec saint Pierre et saint Jean qui courent au tombeau
    • à 10h30 à l'église de Fyé (Messe du jour de Pâques)
    • à 10h30 à l'église de Douillet-le-Joly (Messe du jour de Pâques)
>> Les photos sont ICI <<
 
Belle et sainte fête de Pâques !
 
Accompagnement musical (presque) impromptu à la Messe de Fyé : merci à la famille Jeanne !

Publié dans Semaine sainte, Pâques

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2 avril : Vendredi saint en paroisse

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

 
Après une nuit de prières et de veille,
la journée a commencé par la prière des laudes à l'église de Fresnay à 7h30.
 
A l'école Notre-Dame-Saint-Joseph,
les enfants ont vécu une matinée-témoignage
sur le martyre des chrétiens d'Orient
avant de partager un bol de riz.
 
 
 
A 15h, un chemin de croix à rassemblé les paroissiens dans l'église
afin de méditer sur la Passion du Seigneur Jésus
et Lui rendre grâce pour Son amour pour nous.
 
En fin d'après-midi a été célébré l'office de la Passion
avec la lecture de la Passion du Seigneur à plusieurs voix
et la grande prière universelle du vendredi saint.
2 avril : Vendredi saint en paroisse
2 avril : Vendredi saint en paroisse
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2 avril : Vendredi saint en paroisse
2 avril : Vendredi saint en paroisse
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1er avril : Jeudi saint

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Fête de l'institution du sacerdoce et de l'Eucharistie
 
Messe à 17h à Saint-Georges-le-Gaultier
Messe à 17h30 à Fresnay-sur-Sarthe.
 
 
 
 
 
Veille et prière de nuit de 19h à 7h30, chacun chez soi.

Publié dans Semaine sainte

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