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paques

2 mai : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

"Porter du fruit" d'accord,
mais, concrètement, comment ?
 
Chers paroissiens, nous continuons ce dimanche à approfondir le mystère du Christ ressuscité grâce aux comparaisons, aux images utilisées par Notre Seigneur Lui-Même pendant Son ministère.
La semaine dernière, Jésus Se décrivait tel un berger, un bon pasteur qui prend soin de Son troupeau. Et, de façon providentielle, la confirmation en l’église de Fyé est venue comme illustrer cette image. Dieu qui aime Ses enfants d’adoption a envoyé un beau cadeau, le Esprit-Saint, sur ces adultes, lycéens et collégiens pour leur donner la force de continuer à avancer sur ces petits chemins de montagne de notre vie de tous les jours qui conduisent jusqu’aux verts pâturages.
Ce dimanche, c’est l’image de la vigne que Jésus nous propose. Il nous invite à nous greffer à cette vigne qu’Il est Lui-Même pour que le Père puisse y cueillir du bon fruit. Dans les faits, nous sommes rattachés à cette vigne depuis notre baptême. Par notre progression dans la foi, nous renforçons ce lien avec la vigne : c’est le rôle des années de catéchisme, de la première communion et toutes celles qui suivent, de la profession de foi, de la confirmation, du mariage pour beaucoup parmi nous, mais c’est aussi le rôle de la vie quotidienne de prières, de services, d’oubli de soi, de lutte contre le Mal et de choix du Bien. C’est ainsi que nous manifestons notre désir d’être unis au Christ, de Lui être attachés fidèlement.
Je ne suis pas spécialiste de la vigne et je n’ai pas particulièrement de dispositions pour le jardinage mais il me semble qu’une fois que le sarment a commencé à pousser, il est bien accroché au cep. La sève lui permet de croître, de se développer et, au moment opportun, de donner la grappe qui sera récoltée. C’est notre cas à nous qui sommes reliés au Christ et qui en vivons : la vie chrétienne au quotidien, notamment à travers la prière et les actes de charité vis-à-vis de notre prochain. Comme pasteur d’âmes, j’ai plus d’appréhension pour les baptisés qui, aujourd’hui, sont complètement secs parce qu’ils se sont détachés eux-mêmes du cep. Sans doute que beaucoup sont de bonnes personnes, généreuses, altruistes, données aux autres, mais, de façon objective, le Christ, l’Eglise, n’ont plus de place dans leur vie. Vous avez entendu comme moi Jésus affirmer que « Tout sarment qui ne porte pas de fruit, Mon Père l’enlève » ; c’est donc le vigneron et Lui seul, à qui revient cette tâche d’émonder, de couper, de trancher. Pas à nous ! D’autant plus que, comme l’écrit saint Jean dans le passage de la lettre que nous avons entendu en deuxième lecture : « Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît toutes choses. » Alors, prions pour nos frères et sœurs qui ont parfois abandonné la pratique religieuse, mais si nous pouvons être peinés par leur attitude, leur manque d’engagement à la suite du Christ, laissons le Bon Dieu seul juger les cœurs et les reins.
"Je ne vais pas à la Messe, mais j'entre parfois dans une église pour allumer un cierge..."
 
En revanche, revenons à nous-mêmes. Même si nous sommes reliés au cep, attachés au Christ, il peut y avoir des maladies, des champignons et autre mildiou ou excoriose dans nos vies -merci internet de m'avoir soufflé le nom de ces maladies de la vigne. Ces maladies abîment le sarment et même le corrompre, le pourrir. Il convient de lui appliquer des traitements, des remèdes, pour éviter, en dernier recours, de devoir le traiter de façon radicale en coupant le sarment malade.
Quelles sont nos maladies à nous, les excorioses ou mildious qui nous empêchent de porter du fruit ? Parce que, certes nous sommes accrochés, reliés au cep, au tronc, mais il peut  arriver que, parfois, notre cœur demeure loin de Dieu. Par exemple, quand je pratique plus par habitude, par convention sociale que par conviction. J'ai entendu plus de dix fois depuis la fin du premier confinement : « Oh vous savez, nous ne revenons pas à l'église pour le moment : ce n'est pas très sûr... », les mêmes que je croise parfois au Super U de Fresnay... D'autres, plus cohérents avec leurs convictions, ne sortent quasiment plus de chez eux, par crainte de la maladie. Tant mieux s'ils ne meurent pas du COVID. Je leur souhaite juste de ne pas mourir d'ennui ou de tristesse, seuls et oubliés de tous.... d'autant plus que je n'ai pas entendu dire que quelqu'un était mort du COVID parce qu'il était venu à la Messe du dimanche...
Maintenant, nous allons prendre des cathos "normaux", lambda, vous et moi, quoi : pas meilleurs que les autres, essayant juste de bien faire leur job ; je vous donne des petits exemples :
  • Est-ce que je prends le temps dans la semaine de préparer les textes du dimanche, de les lire au moins une fois pour ne pas "débarquer" le samedi soir ou le dimanche matin et les découvrir presqu’à l’improviste ? Je vous rappelle qu'à travers Sa Parole, le Seigneur S'adresse à vous : Il a quelque chose à vous dire. Si vous le lisez dans la semaine et que vous le réentendez le dimanche, sans doute que cette Parole, comme le grain de blé dans la bonne terre, pourra descendre plus profondément en vous et porter le fruit que le Seigneur en attend.
  • Le stade au-dessus, c’est de se dire « Et moi, en quoi pourrais-je me rendre utile à la Messe du dimanche ? »  Je peux vous proposer d’arriver déjà en avance, pour vous préparer à la Messe, pour aménager un sas entre la vie de dehors et la rencontre avec le Christ. Ensuite, est-ce que vous vous êtes jamais dit : « Et si je proposais mes services pour la liturgie : proclamer une lecture, préparer les chants ou les intentions de la PU ? » En gros, pour faire simple, de passer de consommateur à acteur. Je ne viens pas seulement pour recevoir, mais aussi pour aider les autres à recevoir. Evidemment, les fruits ne sont pas les mêmes.
  • Mais il n’y a pas que la liturgie, il y a aussi la vie de tous les jours, l’engagement dans notre société. C’est facile de critiquer, de maugréer, de se plaindre « Tous des incapables ! Ils sont nuls ! Moi, à leur place… » Mais il est beaucoup plus difficile de s’engager, de prendre une place, occuper un poste : le Secours Catholique a toujours besoin de bras, la Banque alimentaire aussi et je me permets de vous signaler nos maisons de retraite qui recrutent des bonne volontés pour permettre aux personnes âgées de venir à la Messe. Et j’espère que le COVID et le ralentissement de toutes les activités ne vous servent pas d’excuse pour ne pas vous engager…
  • Enfin, il y a nos fraternités, souhaitées par le synode diocésain et mises en place par les plus courageux. Je peux en témoigner : voilà une activité qui porte du fruit et qui, dans un avenir proche –très proche– se révèlera particulièrement utile.

Chers frères et sœurs, prenons garde à la flemme, à l’acédie, cette tristesse spirituelle qui fait de nous de simples consommateurs, là où Jésus nous veut acteurs : Il nous demande explicitement de « porter du fruit », chacun à sa façon, certes, mais encore faut-il en porter... En ce temps de Pâques, de préparation à l’Ascension et à la Pentecôte, demandons la grâce du Saint-Esprit dans nos vies pour que nous agissions selon la volonté de Dieu pour Sa plus grande gloire et le bien de nos frères les hommes.

Publié dans Homélie, Pâques

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25 avril : IVème dimanche de Pâques

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Messe de confirmation à Fyé
 
A la Messe de 10h30 à Fyé, deux adultes et neuf collégiens et lycéens ont été confirmés :
notre évêque, absent de façon inopinée, avait donné délégation à l'abbé Gaëtan
pour leur conférer le sacrement de confirmation :
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
25 avril : IVème dimanche de Pâques
A la fin de la célébration,
Madeleine Rondeau et Yvonne Guillon ont reçu la médaille de Saint-Julien
en reconnaissance pour leur nombreuses années de service au catéchisme et à la sacristie :
Yvonne : 27 ans au catéchisme et à la sacristie
Madeleine : 33 ans auprès des enfants au catéchisme
Merci à Madeleine et Yvonne et tous ceux qui servent avec dévouement en paroisse !
 
Les photos sont disponibles ICI
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18 avril : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Allez ! On se bouge, on s'active !
 
Frères et sœurs bien aimés, la semaine dernière, j’ai terminé les annonces paroissiales en vous invitant à la joie, malgré les difficultés liées à la pandémie et au confinement. Ne nous laissons pas voler notre joie de chrétiens, et, plus encore en ce temps béni de la Résurrection, ne perdons pas notre joie de Pâques !
 
J’en profite pour remercier ceux qui m’ont envoyé des petits pas, ces petits clins Dieu, ces joies que vous avez voulu partager. Ça a été une bonne surprise de voir apparaître dans ma boîte mail et sur mon compte WhatsApp des photos, des actions de grâce, des merci que je me suis empressé de partager sur le blog paroissial (cliquez LA). Une bonne nouvelle, une petite ou une grande joie, ça ne se garde pas pour soi, ça se partage ! Plus encore en ces temps pénibles, indécis, instables.
 
D’où ma question de curé, de pasteur d’âmes, de ce matin : êtes-vous toujours, chers paroissiens, et vous, fidèles de passage, dans la joie de Pâques ? Ou bien vous laissez-vous bouffer par cette atmosphère lourde qui vient grignoter la joie que nous avons vécue le matin de Pâques, que ce soit aux aurores en cette église ou dans la matinée à Fyé. Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Notre joie se trouve là. C’est l’enthousiasme de saint Pierre qui, à la porte du Temple, à la fois met ses auditeurs face à leurs responsabilités -« Vous avez renié le Saint et le Juste, vous avez demandé la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie ! »- et en même temps ose proclamer l’incroyable : « Dieu L’a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins ! »
« Vous avez renié le Saint et le Juste, vous avez demandé la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie ! »
 
Par ces mots de l’apôtre que la liturgie nous fait entendre en ce troisième dimanche de Pâques, nous sommes à la fois invités à jeter un coup d’œil par-dessus notre épaule -le vendredi saint, le carême, c’était il y a trois semaines à peine- et à goûter cette allégresse de Pâques, cet enthousiasme, cette ferveur : « Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, nous en sommes témoins ! » Excusez-moi, mais ça claque, ça a de la gueule : là, il y a de la ferveur, de l’enthousiasme, de l’ardeur. Ça nous change de la grand-Messe gouvernementale de 20h le jeudi soir avec les têtes de six pieds de longs, les discours sinistres et lénifiants, et les décisions liberticides. Là où certains font le choix de s’aliéner avec BFM en cathéter et France Info en intraveineuse, l’Eglise, Elle, vous propose, la liberté intérieure : le Seigneur est Celui « qui [nous] libère dans la détresse. » Le psalmiste l’appelle avec une espérance qui fait chaud au cœur : « Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Sur nous, Seigneur, que S’illumine Ton visage ! »
 
C’est l’expérience que vont vivre les apôtres au cénacle lors de cette première apparition du Christ ressuscité au cénacle le soir de Pâques. Le Seigneur Se montre vivant : Il le prouve par Ses blessures, Ses plaies aux poignets, aux pieds, au côté ; Il va même plus loin en demandant quelque chose à manger ! Vous avez déjà vu un fantôme, vous ? Et un fantôme qui se régale d’un morceau de poisson grillé ? On a envie de leur dire, aux Onze, « Mais les gars, il va vous falloir combien de temps pour vous réveiller, pour accepter la réalité, pour en témoigner ? Allez, on se bouge, on s’active… » Eh bien, il va leur falloir quarante jours pendant lesquels Jésus, avec une infinie patience, « leur a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, Il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. » Quelle bande de têtes de pioche pourrions-nous penser avec dépit…
 
Sauf que si nous essayons d’être parfaitement honnêtes, cette histoire de résurrection de Jésus, même si c’est une réalité historique, ça nous dépassera toujours ! Vous souvenez-vous de ce sondage qui avait fait un peu de bruit dans le Landernau catholique en annonçant que seuls 56% des catholiques croyaient à la résurrection du Christ, à peine un sur deux, mes frères ? Si l’on applique statistiquement ce résultat à notre assemblée, on peut la diviser -en gros- en deux : ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. Rassurez-moi : dans quelques instants, quand nous allons proclamer le Credo, j’espère que tout le monde, j’espère que chacun, d’un seul cœur, d’une seule voix, d’une seule âme, proclamera « Il ressuscita le troisième jour conformément aux Ecritures. » Telle est notre foi, mes frères, la foi de l’Eglise. Saint Paul l’écrit à deux reprises à ses chers Corinthiens : « si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu. […] Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur ! »
 
Et si nous croyons à la Résurrection du Christ, nous ne pouvons pas faire autrement que d’en vivre, de mettre en application Son enseignement. C’est cela qu’Il demande à Ses apôtres : « À vous d’en être les témoins ! » Vous y croyez au Christ ressuscité ? Montrez-le ! Que cela se voit par vos gestes, par votre attitude, par votre comportement ! Que cela s’entende ! Notre bouche est faite pour annoncer les merveilles de Dieu ! Comment voulez-vous que les païens entendent parler du Christ et de Son amour pour eux si les cathos, les convaincus, se taisent ? Aurai-je le courage de témoigner ? Que cela se sente -la bonne odeur du Christ ! Mais il ne s’agit pas tant de flagrances agréables que d’une attitude, une façon d’être, un style : « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! »
 
Bon, eh bien voilà un bon programme pour notre temps pascal ! A chacun de voir comment il peut être témoin du Christ ressuscité, vivant pour toujours ! Bonne évangélisation, mes frères !

Publié dans Homélie, Pâques

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18 avril : IIIème dimanche de Pâques

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

En ce IIIème dimanche de Pâques,
l'abbé Henry de Sainte-Preuve, du diocèse de Séez, nous a fait la joie
de rejoindre notre communauté paroissiale pour la Messe.
Deux prêtres pour la Messe, c'est cadeau !
18 avril : IIIème dimanche de Pâques18 avril : IIIème dimanche de Pâques
18 avril : IIIème dimanche de Pâques
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16 avril : Des petits pas pour Jésus

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

La vie est belle quand même !

 

Dimanche, à la fin de la Messe des familles à Fresnay,
l'abbé Gaëtan a invité les paroissiens à ne pas se laisser abattre par les mauvaises nouvelles,
à ne pas gober les informations fausses, déformées ou orientées,
et surtout à garder le moral : "Notre force, notre espérance, c'est le Christ ressuscité !"
 
Pour ce faire, chacun est invité à voir ce qui marche, ce qui fonctionne autour de lui,
mais aussi ce qui met de la joie au fond du coeur, ce qui remonte le moral
et, pourquoi pas, à le noter, le partager, le transmettre :
les bonnes nouvelles familiales, amicales, paroissiales, la beauté de la nature, le grand soleil...
 
A la sortie de la Messe, sur le parvis,
des paroissiens sont venus rappeler à M'sieur le curé, à juste titre,
qu'"une bonne nouvelle, ça ne se garde pas pour soi, ça se partage !"
 
Message bien reçu !
Dès lors, si vous envoyez une photo avec un motif d'action de grâce,
elle pourra être publiée sur le blog paroissial
afin de partager la bonne nouvelle à tous les lecteurs de ces pages !
Mardi 13 avril :
Merci Seigneur, pour cette petite équipe qui chaque mardi se mobilise pour permettre aux plus âgés de notre communauté paroissiale de participer à la messe à la maison de retraite.
 
Mercredi 14 avril :
Merci, Seigneur
 notre Dieu, pour la beauté de 
ta création !
 

Boule de coucous, souvenirs d'enfance : joie !

Jeudi 15 avril :
Rencontre hier de notre fraternité pour partager sur l'Évangile,
échanger des nouvelles, vivre un moment de convivialité...
dans le strict respect des conditions sanitaires :
merci, Seigneur, pour ce temps de partage et d'amitié !

 

Merci aux organisateurs de Gâteau-Catho :
 
 
cela permet à nos enfants de s'amuser pendant les vacances et d'approfondir leur foi : cliquez ICI
Vendredi 16 avril :
"Merci Seigneur
pour les fou rires et les joies dans le travail."
"Merci mon Dieu
 pour l'unité et la force de ma famille."
 
Samedi 17 avril :
Merci Seigneur pour les paroissiens qui se rassemblent pour prier,
qui prennent de leur temps pour se tourner vers Toi, Te louer et Te supplier : ICI et LA.
Une petite rue de Fresnay retrouve son nom chrétien : un motif d'action de grâce, non !?

Publié dans Vie paroissiale, Pâques

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