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12 juillet : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

 

 

Frères et sœurs bien aimés, en ce temps de vacances, où beaucoup en profitent pour se balader, pour souffler en Nord-Sarthe, pour prendre du repos, difficile d’oublier ce qui sont au travail dans les champs. Oui, nous sommes dans le temps des moissons : nous admirons le ballet des moissonneuses-batteuses et des round ballers dans nos campagnes, tous ces gros engins qui font la joie et l’admiration des plus petits… mais qui font parfois pester leurs parents quand ils se retrouvent coincés derrière un de ces véhicules massifs sur une de nos petites routes de campagne…
A l’époque du Seigneur Jésus, les choses sont plus rustiques : celui qui doit semer dans le champ arpente le terrain, plongeant la main dans sa besace ou son tablier, saisissant une poignée de grains et la projetant dans le sillon qui a été tracé dans la terre par l’araire. D’où cette description que fait Jésus à Ses disciples. Et Jésus connaît le sujet : Il a grandi à Nazareth, dans un milieu agricole. S’il vient d’un milieu différent –Il n’est pas agriculteur : Il est charpentier ; Il a appris le métier auprès de saint Joseph, l’époux de Marie– ces scènes agricoles lui sont familières et ont bercé Sa jeunesse. D’autre part, lors de Ses pérégrinations avec les Douze, Il traverse la campagne de Galilée, de Samarie et de Judée, arrachant des épis pour les croquer ici, voyant l’ivraie pousser au milieu du bon grain là. Les prévisions météorologiques ne sont pas un problème pour lui : Il en parle dans une de Ses paraboles et, pour essayer d’être complet, même l’entretien des arbres fruitiers –en l’occurrence le figuier ou la vigne– Lui est familier. Et, puisque ce passage évangélique nous emmène au bord de la mer de Galilée, je vous glisse au passage que Jésus est opérationnel dans de nombreux autres domaines : quand il s’agit de pêche, Il Se révèle aussi particulièrement compétent et efficace, mais ceci est une autre histoire.
Donc, voilà notre Jésus en train de décrire le vol plané des grains tirés de la besace du semeur. Comme le paysan sait qu’un grain qui pousse peut donner 30, 60 ou 100 grains dans un épi, il a tout intérêt à s’appliquer pour que le grain projeté tombe dans de la bonne terre où il pourra pousser et mûrir. Mais en fin de journée, quand le soleil a bien tapé, quand la fatigue se fait lourde, l’attention peut être moindre et le geste moins précis. Ou, si c’est un saisonnier qui sème le grain et qu’il est moins concerné par la récolte, alors du grain peut se perdre. Jésus décrit trois endroits où le grain va se perdre : le chemin, les pierres et les ronces. Aucune chance que le grain puisse donner du fruit : il va être becqueté illico par les oiseaux, il va griller sous les rayons du soleil ou les petites tiges vont être étouffées par les ronces. Aucun rendement pour l’agriculteur : c’est une perte sèche !
Alors, évidemment, si Jésus est expert en agriculture, en arboriculture, en pêche ou en météo, Il n’est pas venu sur terre pour parler de rendements agricoles, de production de figues ou de pesée de poissons. Jésus est venu pour annoncer que « le Royaume de Dieu est tout proche » et que le Père éternel veut sauver les hommes. Jésus est venu enseigner, témoigner, annoncer la Bonne Nouvelle. Cette Bonne Nouvelle est faite pour être reçue, elle doit être entendue. Elle doit faire son chemin jusqu’au plus profond de notre intelligence ; elle doit irriguer notre être et diriger notre vie. Encore faut-il l’entendre… Le grain tombé sur le chemin ne fait pas long feu : il est picoré aussitôt par les oiseaux. Aujourd’hui, tant et tant de gens ne peuvent pas entendre le message de la Bonne Nouvelle, tout simplement parce qu’il n’est pas ou plus proclamé. Beaucoup de familles ne sont plus catholiques, ne vivent plus du Christ. Nous avons de moins en moins d’enfants au caté : ils sont une majorité à ne jamais entendre parler de Dieu, du Christ, de l’Eglise. Et quand c’est le cas, je crains que ne soit pas très jojo… D’autre part, la religion a été enfermée dans la sphère du privé et, c'est triste à dire mais beaucoup de catholiques s’en contentent. Tant qu’ils peuvent avoir leur Messe du dimanche, trouver un prêtre pour baptiser leur enfant ou les marier, ça leur suffit. Même s’ils vivent de leur foi, ne leur demandez pas de témoigner du Christ : c’est tellement difficile aujourd’hui. C’est vrai : il faut avoir une âme bien trempée. Alors, disons-le simplement : beaucoup de catholiques ne sont plus missionnaires aujourd’hui. Vous souvenez-vous qu’à la fin de chaque Messe pendant la préparation et la tenue du synode diocésain, nous avons demandé au Saint-Esprit de faire de nous des « disciples missionnaires ». Et si nous le demandons, c’est que nous ne le sommes pas assez, pas suffisamment ! Prenons un exemple concret : j’ai entendu ici ou là « A quoi il a servi ce synode ? Rien n’a changé, rien n’a bougé ! » C’est vrai qu’en raison du COVID et du confinement, il y a eu des blocages, des arrêts. Maintenant, soyons honnêtes : il y a des mises en place qui dépendent de nous et de nous seuls. Je pense notamment aux fraternités. Depuis le 11 mai, nous sommes déconfinés. Je vous pose la question : est-ce que vous avez contacté vos voisins pour leur proposer de vous réunir pour prier ensemble, partager sur l’Evangile, échanger des nouvelles et consolider mutuellement votre foi ? Oui ou non ? Cela n’est pas la faute du coronavirus si les fraternités ne se développent pas, c’est la nôtre. Parce que nous ne sommes pas missionnaires, parce que nous n’osons partager notre foi qui est un trésor, y compris avec les autres croyants de notre quartier ou de nos villages. Et c’est pour cela que, dans nos familles, parmi nos amis, l’indifférence progresse, l’agnosticisme s’installe. Parce que nous n’avons pas témoigné de notre joie d’être amis du Christ… C'est le grain qui tombe sur le bord du chemin.
Mais même pour les convaincus, tout n’est pas gagné à l’avance. Des pierres, des ronces, il y en a dans nos vies : il faut laisser le grain s’enfoncer en terre, y prendre racine pour pouvoir pousser. Dans une société où règne le « tout de suite, maintenant et sans effort », ce n’est pas très à la mode d’approfondir sa foi, de l’entretenir. Les jardiniers de notre assemblée voient bien ce que je veux dire : dans le jardin, il faut bêcher, arroser, poser un tuteur, étaler la bouillie bordelaise. C’est salissant, fatigant ; vous êtes souvent accroupis, penchés ou à genoux. Bref, cela demande des efforts, de la peine, du travail mais quand les tomates sont bien rouges et terminent dans notre assiette avec de la mozzarella, une feuille de basilic et un filet d'huile d'olives ou que les framboises débordent des paniers, quelle joie et quel plaisir ! Ce que nous sommes capables de faire pour des fleurs, des fruits et des légumes qui ne dureront qu’un temps, sommes-nous capables de le faire pour la foi qui nous porte vers le Ciel ?
C'est Jésus Lui-même qui explique à Ses apôtres quelle est l'obastacle majeur à la bonne croissance du grain de la foi : l’adversaire qui fait tout pour entraver notre marche vers la sainteté. Le bruit, la fuite du silence, qui tuent l'intériorité, c’est lui ! Les distractions qui nous détournent de l’Essentiel, c’est lui ! Les soucis, c’est Lui ! La paresse, l’orgueil, la jalousie, et tout le toutim, c’est Lui ! Toutes ces ronces qui griffent, qui lacèrent, voire qui nous font trébucher, c’est lui. Le sécateur, ce sont les sacrements, l’Eucharistie et la confession en tout premier lieu. Ce temps de vacances nous est donné pour nous recentrer sur l'Essentiel et l'Essentiel c'est Jésus ! Netflix pendant le confinement, ça a pu être utile à certains. Mais pendant ces mois d'été, coupez la télé, allez vous balader dans la campagne, mettez -ous à l'ombre dans votre jardin, admirez les arbres, arpentez les petits chemins qui zigzaguent entre les champs, contemplez le vol des hirondelles, arrêtez-vous à la fraîche le soir pour admirer le soleil qui se couche et rendez grâce à Dieu pour la beauté de Sa création ! Retrouvez-Le, redonnez-Lui la première place, imprégnez-vous de Sa présence pour pouvoir, dès la rentrée, témoigner du travail de la grâce en vous, Le partager avec vos frères et permettre à Jésus de toucher d'autres coeurs. Le semeur, ce peut être vous, vous qui avez demandé avec ferveur à être « disciples missionnaires » ! Des vacances sans Jésus, ce sont des vacances fichues ! Des vacances avec Lui, ce sont des vacances réussies, c'est une rentrée pleine de vie, pleine de vie éternelle ! Que le bon grain pousse pendant ces deux mois d'été et qu'il donne du beau fruit pour la rentrée ! Amen !

Publié dans Homélie

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11 juillet : Une lettre de notre évêque...

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

...à tous les diocésains

 

Publié dans Vie diocésaine

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5 juillet : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Découvrir la Présence de Dieu dans les (toutes) petites choses...
 
Frères et sœurs bien aimés, pour les enfants, après cette année scolaire si particulière, voici les écoliers, collégiens et lycéens en vacances et certains d’entre vous vont sans doute recevoir leurs petits-enfants en séjour chez eux. A moins que ce ne soit vous qui partiez les rejoindre. En tous les cas, joie ! Je suis bien certain que, nonobstant une fatigue bien légitime liée au changement de rythme, à l’agitation, à cette disponibilité dont vous allez devoir faire preuve, ce temps en famille est un temps de grâces, plus encore après la séparation que vous avez endurée pendant ces mois de confinement. Il convient de rester prudents, attentifs, mais je vous souhaite de vivre ce temps avec vos enfants et petits-enfants comme un temps de ressourcement : la fraîcheur, la joie, la simplicité des tout-petits sont une des formes de la présence de Dieu au milieu de nous. Vous connaissez d’ailleurs par cœur la sentence du Seigneur Jésus : « Si vous ne ressemblez pas aux petits enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des Cieux… » Dieu est jeune, éternellement jeune, puisqu’Il n’est jamais né et qu’Il existe depuis toujours. Nous, nous prenons de l’âge, nous vieillissons. Ce n’est pas le cas de Dieu qui, contrairement à nous, n’entre pas dans le cycle du temps. Lui est dans l’éternité, cette éternité dans laquelle nous sommes entrés le jour de notre baptême, cette éternité de joie qui attend « les serviteurs bons et fidèles ». Alors, oui, profitons de la présence des petits enfants qui portent en eux la candeur, la simplicité, la joie de Dieu.
Jésus le dit d’une autre façon dans le passage évangélique de ce jour. Exultant de joie, Il adresse Sa louange au Père éternel : « ce que Tu as caché aux sages et aux savants, Tu l’as révélé aux tout-petits. » et Il insiste : « Oui, Père, Tu l’as voulu ainsi dans Ta bienveillance. » Saint Matthieu place cette prière d’action de grâce juste après une sévère admonestation de Jésus à l’égard de ces villes orgueilleuses qui ont refusé de se convertir : Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm où Jésus S’est établi. D’ailleurs, dans l’Evangile proclamé jeudi dernier, le même Matthieu écrivait : « Jésus monta en barque […] et alla dans Sa ville de Capharnaüm. » Et pourtant les habitants de ces villes du bord du lac de Tibériade ont gardé un cœur sec et « la nuque raide ». Ce sont des villes de passage, de commerce, avec droit de péage à l’entrée, une certaine richesse liée au transit des marchandises, à laquelle il faut ajouter la vente des produits de la pêche. Les habitants, persuadés de leur puissance, vivant dans l’autosatisfaction de leur réussite, ont refusé de se laisser toucher par l’enseignement de ce prédicateur itinérant. Le cœur des puissants est resté fermé. Ils sont restés centrés sur eux-mêmes, refusant de s’ouvrir à la grâce… si bien qu’aujourd’hui ces villes sont mortes. Les pèlerins de Terre Sainte qui passent à Capharnaüm pour visiter la maison de Simon-Pierre et la synagogue où Jésus a prêché l’Evangile et guéri un possédé, se trouvent face à un tas de cailloux, des pierres mortes. Parce que l’Evangile de la vie n’a pas été accepté par les habitants de ces villages, c’est la mort qui a remporté la victoire…
Aujourd"hui, Capharnaüm n'est plus une ville : c'est un tas de de pierres mortes...
Chers parents et grands-parents, et nous tous qui serons en contact avec des enfants cet été, laissons-nous toucher par la vie de foi des plus jeunes. Je pense à ce bambin de 4 ans qui, tenant tête à sa grand-mère, lui disait effrontément : « Non Mamie, vraiment, il n’est pas possible de se coucher ! » - « Mais si, mon chéri , vraiment c’est l’heure d’aller au dodo. » - Non, Mamie, c’est pas possible : on n’a pas fait "la prière à Jésus" ! » Laissons-nous toucher par leur spontanéité, par leurs réflexions qui nous font parfois rire en raison de leur naïveté mais qui renvoie parfois à l’Essentiel –je vous propose cette question d’une petite poulette de 6 ans adressée à son grand-père : « Papi, toi qui es vieux, tu étais là quand Jésus Il est ressuscité. Tu peux me dire comment Il a fait !? » M’est avis que cette question devrait occuper les deux mois d’été, et sans doute un peu plus…
Si Jésus, notre roi, vient, Il vient parfois sur un petit âne, sans brillance, ni prestance, mais avec humilité et modestie. Et si, pendant cet été, nous Le retrouvions dans les petites choses, dans les petits riens, sachant nous extasier de Sa présence discrète dans un sourire, un service ou la question ingénue d’un petit. Et puisque ce temps d’été est une période où l’on tâche de ralentir le rythme, si nous prenions celui du petit âne : c’est sûr, cela n’aura pas la vélocité d’une Jaguar ou la prestance d’une Ferrari mais cela permettra d’admirer le paysage et de rendre grâce au Seigneur pour la beauté de Sa création car nous avons un Dieu qui se donne dans les petites choses et qui manifeste Sa présence et Sa toute-puissance dans l’humilité d’une fleur qui s’ouvre, d’un rouge-gorge qui pépie ou d’un papillon qui passe de fleur en fleur.
Bon été à tous et à chacun, un été avec le Bon Dieu et pour le Bon Dieu !

Publié dans homélie

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2 juillet : Fin du catéchisme à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Dernière journée d'école... avec Jésus
 
Avant que les sacs et les valises ne soient bouclés
et que les enfants ne se dispersent pour les vacances d'été,
les enseignants et les catéchistes ont proposé aux écoliers
d'emmener Jésus en vacances dans la petite valise de leur coeur :
2 juillet : Fin du catéchisme à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph2 juillet : Fin du catéchisme à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph
2 juillet : Fin du catéchisme à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph2 juillet : Fin du catéchisme à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph
Toutes les photos sont LA

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1er juillet : Retrouvailles et au revoir à Fresnay...

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

...pour les enfants du caté
 
Hier, les CM2 de Fyé s'étaient retrouvés pour une dernière rencontre de caté avant les vacances
(cliquez ICI).
Ajourd'hui, c'était au tour des CE2-CM1-CM2 de Fresnay de se retrouver à la salle Saint-Léo
avec les catéchistes pour un jeu sur Jésus et Ses amis suivi d'un goûter :
 
 
1er juillet : Retrouvailles et au revoir à Fresnay...1er juillet : Retrouvailles et au revoir à Fresnay...
1er juillet : Retrouvailles et au revoir à Fresnay...1er juillet : Retrouvailles et au revoir à Fresnay...
Toutes les photos sont LA

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