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15 novembre : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Que ferez vous de ce temps de confinement ?
 
Chers paroissiens et vous qui lirez cette homélie sur la toile, voici le deuxième dimanche sans Messe en France. Vous n’avez pas la possibilité de vous rendre à la Messe, vous êtes privés de l’Eucharistie. Pour sauver votre vie et celle des autres, vous êtes privés du Pain de vie. Le sacrifice est rude !
Il est rude et il est douloureux ! Si certains catholiques font contre mauvaise fortune bon cœur, si d’autres acceptent volontiers ces règles et s’y plient de bonne grâce, si certains militent même en ce sens, d’autres de nos frères vivent cette décision de façon amère. Être privés de la Messe les fait souffrir. Vraiment ! Et ce n’est pas aux autres de juger –et encore moins de condamner– cet état de fait. C’est la grande diversité du peuple de Dieu… et c’est notre richesse de prêtres de côtoyer des fidèles aussi différents, de travailler avec des catholiques aux sensibilités parfois si divergentes –et d’essayer de les faire travailler ensemble à l’avènement du Règne de Dieu. Mais il suffit de regarder le collège des Douze que Jésus S’est choisi pour se dire que, finalement, « rien de nouveau sous le soleil… »
En tout cas, quel que soit l’état d’esprit de chacun, le maître est absent, substantiellement parlant. Il est comme « parti en voyage » nous dit l’Evangile de ce matin. Quand mon grand-père s’offrait une petite virée, il ne manquait de nous envoyer une jolie carte postale. Cela fait plaisir, cela fait du bien ! Il pense à moi, il a pris du temps pour moi. N’empêche qu’il n’est pas là… C’est un peu notre situation actuelle : je sais bien que Jésus m’aime, qu’Il prend soin de moi, qu’Il répand sur moi Ses bénédictions. Dans la foi, c’est une certitude. Vous-mêmes, chers paroissiens, vous peaufinez vos temps de prière : un temps tous les jours avec Dieu (et même un peu plus que d’habitude), la lecture des textes du jour dans votre livret de prières, la lecture continue –un petit bout chaque jour–  des quatre Evangile (ou, soyons fous, de tous les livres prophétiques à la queue leu leu), le chapelet en solo ou en direct de la grotte de Lourdes, de multiples petits moyens pour rester connectés au Ciel. Et puis, ce matin, la Messe ce matin devant KTO ou France 2, ou sur votre écran d’ordinateur, par le biais d’une communauté connectée. Un prêtre, ou plusieurs, quelques instruments, une homélie ciselée et percutante : ce n’est pas tout à fait la même chose que la Messe en paroisse (c’est d’ailleurs peut-être mieux, techniquement parlant) mais c’est déjà ça : « faute de grive, on mange des merles… »

A chacun, le Maître a accordé des grâces spéciales, particulières, personnelles. C’est ce que Jésus appelle « les talents », cette valeur monétaire juive. Mais là, vous dites : « Il est gentil, l’abbé : mais Jésus ne nous a pas dit, yeux dans les yeux : "Toi, Je te donne la patience ; et à ta sœur le don de l’écoute et des bons conseils ; et pour ton frère, la grâce de la prière sans difficulté. Tu ne me verras pas pendant quelques temps mais Je compte sur toi, hein : tu exploites à fond ce don durant Mon absence pour faire du bien aux autres." Non-non : nous sommes largués, pris au dépourvu… » J’entends cette remarque : pour ma part, quel don ai-je reçu ? Quelle grâce dois-je exploiter ? Quels moyens le Maître m’a-t-Il accordé pour grandir dans la foi et soutenir mes frères dans leur chemin de sainteté ?

Et si ce nouveau temps de confinement nous était donné pour approfondir notre lien avec Dieu ? Et si nous avions laissé passer la première opportunité offerte par le Seigneur entre mars et mai dernier ? Nous nous sommes distraits, nous avons occupé le temps, mais avons-nous vraiment pris du temps pour Dieu (et soyez bien persuadés que le tout premier à qui je m’adresse, c’est moi-même…) ? Est-ce que, pendant le premier confinement, j’ai fait grandir l’intimité avec Dieu ? Par exemple, est-ce que je connais les qualités qu’Il m’a accordées, ces dons qui me permettent de Lui rendre l’hommage qui Lui est dû et de servir mes frères ? Ou bien moisissent-ils quelque part dans le tréfonds de mon âme, enterrés bien profondément ? Est-ce que je reconnais que telle ou telle qualité me vient de Dieu, qu’elle est un cadeau du Ciel… ou bien suis persuadé –à tort– qu’elle vient de moi, de ma volonté, de mes petits bras musclés ? Un jour, à l’heure solennelle de la grande Rencontre, j’aurai des comptes à rendre et, tout comme les trois serviteurs de ce maître, il me faudra présenter à Dieu un bilan de ma vie. Et cela tiendra en un mot : l’amour que j’aurai donné… ou pas. Les qualités, les dons, les talents reçus n’ont qu’un but : aimer Dieu plus que tout et mieux aimer les autres. C’est sur l’amour que nous serons jugés au Ciel et je ne veux pas, ni pour vous ni pour moi, que nous subissions le même sort que le troisième serviteur paresseux ou négligent. C’est le Seigneur qui parle quand il fait dire au maître courroucé : « ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! » tout comme Il faisait répondre aux jeunes filles insensées de la semaine dernière qui frappaient à la porte : « En vérité, je vous le dis : je ne vous connais pas… » Alors, profitons de ce temps pour découvrir dans une relation cœur à cœur avec le Seigneur nos dons, capacités, charismes et talents, faisons-les fructifier et utilisons les à bon escient pour la plus grande gloire de Dieu et le service de nos frères. Amen.

 

Publié dans Homélie, Coronavirus

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14 novembre : Et vous, vous faites quoi ce week-end ?

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Une nouvelle fin de semaine se profile, "en mode confinement" comme le disent les plus jeunes :
difficile d'aller visiter ses grands-parents ou d'aller prendre l'apéritif chez des amis ;
"la Messe, c'est mort !" et la forêt de Sillé est à plus d'un kilomètre... 🤨
 
Alors week-end glauque... ou pas !?
Comme souvent, cela dépend de nous...
 
Puis-je vous proposer quelques conseils (vous en ferez bien ce que vous voudrez... 😉) ?
D'abord de commencer vos deux journées de samedi et dimanche par un vrai temps de prières
  • un chant de louange (c'est bon pour le moral !),
  • lecture d'un psaume (c'est bon pour la foi !),
  • quelques intentions de prières spontanées,
  • et pourquoi pas l'office des laudes (le site AELF est très bien fait : cliquez ICI) ?
Ensuite, si vous avez la chance de vivre à plusieurs sous le même toit,
bien organiser sa journée pour ne pas le laisser prendre par le spleen :
  • prendre du temps pour soi : prendre soin de soi
    • un petit tour sur le marché de Fresnay (cela fait vivre les producteurs locaux),
      • profitez-en pour passer à l'église : elle est grande ouverte !
    • une balade d'une heure dans l'après-midi, 
    • de la lecture tranquille, du bricolage,
    • sans oublier la prière personnelle...
aider les petits producteurs locaux
 
  • vivre des activités en couple et en famille : prendre du temps pour et avec les autres.
    • discussion, jeux de société, cuisiner ensemble,
    • veiller à ne pas se laisser envahir par les écrans...
    • ...et bien sûr, il n'est pas interdit de dire le chapelet en famille en fin de journée.​​​​​​​
cuisiner en famille
 
  • et ne pas oublier ceux qui sont seuls
    • en leur téléphonant...
    • ...ou, si c'est réalisable, en leur rendant une visite sur le pas de la porte.

Le soir, un temps de prières ensemble... et "bonne nuit les petits !"

 
Et dimanche, un programme de la même veine
avec, en prime, parce que justement c'est dimanche,
un temps spécifique pour le Seigneur
via la Messe à la télé ou sur le net, ou une liturgie domestique,
comme celle proposée par le diocèse : ICI
 
Et aussi, toujours parce que c'est dimanche,
un repas dominical soigné, juste pour marquer le coup !
Un message dans l'après-midi :

Voici le gâteau d'Eliott avec une semaine de retard ; mais il sera dégusté tout autant !

http://paroissedefresnay.over-blog.com/gateau-catho-xx.html

Quand Gâteau-Catho s'étale dans le temps et régale petits et grands encore une semaine plus tard !
Et un deuxième gâteau confectionné avec amour !

Et un deuxième gâteau confectionné avec amour !

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Prière pour la France dictée par le Seigneur Jésus il y a 75 ans

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

...au frère Marcel Van, le 14 novembre 1945
 

Né en 1928 près de  Hanoï, Marcel Van est un frère rédemptoriste vietnamien.
 
Dès son plus jeune âge, il est bénéficiaire de rapports privilégiés avec le Ciel
et d'apparitions de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, sa "soeur spirituelle",
de Notre-Dame et du Seigneur Jésus, avec qui il vit des dialogues intimes.
 
"J'ai compris que Dieu est Amour 
et que l'Amour s'accomode de toutes les formes de l'amour.
je puis donc me sanctifier au moyen de mes petites actions : 
un sourire, une parole, un regard, pourvu que tout soit fait par amour !"
 
 
En 1955 il est arrêté par les communistes.
Jugé irrécupérable, Van est mis à l'isolement dans un cachot.
Fin juin 1959, atteint de tuberculose et de béribéri,
il est sorti de son cachot et placé dans une salle commune
où il agonisera jusqu'au 10 juillet.
 
Le procès de béatification de Marcel Van, déjà vénérable,
a été ouvert en 1997 au diocèse de Belley-Ars. 
 
 
Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition, le 14 novembre 1945 :
 
"Petit enfant de Mon Amour, écoute :
Je vais te dicter une prière,
et cette prière, Je veux que les Français Me la récitent :
 
 
Seigneur Jésus,
aie compassion de la France,
daigne l'étreindre dans Ton Amour
et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'Amour pour Toi,
elle contribue à Te faire aimer
de toutes les nations de la terre.
 
Ô Amour de Jésus,
nous prenons ici l'engagement
de Te rester fidèles
et de travailler d'un coeur ardent
à répandre Ton Règne dans tout l'univers.
 
Amen."

Publié dans Spiritualité

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13 novembre : Quelques rappels utiles

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

A toutes fins utiles
 
Chers paroissiens,
 
Une conversation m'a appris une nouvelle pour le moins étonnante :
certains parmi vous ignorent que certaines de nos églises sont ouvertes !
Celles de Fresnay, d'Ancinnes ou de Sougé le sont tous les jours.
 
D'autre part, si l'organisation de Messes publiques n'est pas autorisée,
la fréquentation des églises, elle, l'est parfaitement :
vous pouvez venir y prier,
y faire brûler un cierge, passer du temps devant le tabernacle.
 
 
Le Conseil d'Etat a même précisé
que tout citoyen pouvait se rendre à l'église ouverte la plus proche
(et non pas seulement celle de votre village).
Pour ce faire, toujours selon de Conseil d'Etat,
vous devez cocher la case "motif familial impérieux" :
il est vrai que vous pouvez retrouver, dans l'intimité de l'église, votre Père...
 
Donc, pour ceux qui le désirent, n'hésitez pas à pousser la porte de l'église
et à y retrouver Celui qui vous y attend. 

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12 novembre : Vive la crise !

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Si, si : vive la crise !
 
Avant de "criser", comme disent les jeunes (c'est-à-dire fulminer, rouspéter) sur ce titre,
allez écouter la réflexion pertinente et utile de l'abbé Amar :

Publié dans Coronavirus, Spiritualité

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