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12 septembre : Rencontre avec les enfants qui se préparent au baptême

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

A la découverte des signes du baptême
Tandis qu'au presbytère se déroulait une rencontre
pour les familles qui préparent le baptême de leur petits enfants (cliquez ICI),
les enfants en âge de scolarité qui se préparent à recevoir le baptême
se sont retrouvés à la porte de l'église pour une rencontre
destinée à leur faire découvrir les signes du baptême.
A travers un parcours dans l'église, Clara, Léo et Tom ont découvert et approfondi
la symbolique de l'eau, du saint-chrême, du vêtement blanc et de la lumière.
12 septembre : Rencontre avec les enfants qui se préparent au baptême12 septembre : Rencontre avec les enfants qui se préparent au baptême12 septembre : Rencontre avec les enfants qui se préparent au baptême
Toutes les photos sont LA

Publié dans Sacrement

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6 septembre : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Un appel à la vigilance !
Frères et sœurs bien aimés, ça y est : la rentrée a eu lieu ! Les plus jeunes ont repris le chemin de l’école, du collège, du lycée, de la fac, du BTS et IUT et autres écoles de formation et d’apprentissage. Pour les adultes, le retour en entreprise, à l’usine, au magasin, s’est effectué ces dernières semaines. Les grands-parents, eux, ont vu la maison se vider, à la fois avec un petit pincement au cœur et en même temps, un soulagement de retrouver le rythme habituel. Bref, une nouvelle année s’offre à nous, une année avec le Seigneur, sous Son regard et Sa protection.
Et peut-être plus encore cette année que les années précédentes. Je n’apprends rien à personne : le COVID complique les choses, à l’école, au collège, au lycée, à la fac, en entreprise, dans les activités sportives, musicales et artistiques, et jusque dans l’église. Ordres, contre-ordres, tergiversations, hésitations : oui, c’est compliqué… et pour tout le monde. Le but n’est pas de juger : c’est de l’ordre du constat. Et je constate que les gens sont inquiets, tristes, préoccupés. Certains ont changé leurs habitudes de vie, renonçant –pour des raisons qui peuvent être légitimes (je redis bien qu’il s’agit d’un constat de ma part et en aucun cas d’une condamnation)– aux vacances, à des activités de loisirs, à des visites et rencontres, à la participation à la Messe. Je sens même, ici ou là, de la fatigue, un ras-le-bol, une certaine tension.
"Je fais de toi un guetteur..."
 
Pour autant, malgré ces difficultés, malgré cet état de fait, nous restons chrétiens, nous demeurons catholiques. C’est facile de l’être quand tout va bien, quand tout nous sourit ; eh bien, nous tâchons aussi de vivre de notre foi, de notre espérance et de cette charité qui est le propre de la foi catholique, quand les choses sont plus compliquées, plus tendues. La divine Providence permet que nous ayons entendu en première lecture cette exhortation à veiller, à être attentif, à faire attention, à ne pas nous endormir. Le terme précis qu’utilise le Seigneur à l’égard du prophète, c’est : « Je fais de toi un guetteur. » Les plus anciens dans l’assemblée qui ont connu le service militaire, voire qui ont servi sous les drapeaux pendant la guerre d’Algérie, comprennent parfaitement ce que signifie cette expression. Le guetteur, c’est celui qui est chargé de rester vigilant, celui qui est posté pour observer, surveiller –en argot militaire, on dit chouffer, c’est-à-dire guetter ou veiller. La vigilance dont il est question ici, l’ennemi dont il faut surveiller la progression, l’avancée, c’est le Mal, le péché. Le psalmiste nous exhorte à ne pas « fermer [n]otre cœur » –cela a été le péché des Israélites au désert, quand ils se sont détournés de Dieu parce qu’ils avaient faim, soif et qu’ils ne se sentaient pas en sécurité alors que Yahvé veillait sur eux avec sollicitude. Au contraire, il nous invite à « crier de joie pour le Seigneur », à « aller jusqu’à Lui en rendant grâce », à L’« acclamer par nos hymnes de fête ». Oui, la situation est compliquée, pesante, mais est-ce que je me laisse entraîner par les sirènes de mauvaise aloi, est-ce que ma conscience est embrumée par les media au point d’oublier que le Seigneur est tout-puissant, qu’Il est plus grand que tout et qu’Il veille sur moi.
Saint Paul remet les choses bien droit : à son habitude, il ramène ses lecteurs et auditeurs -c'est-à-dire nous- à l’essentiel. « Le plein accomplissement de la loi, c’est l’amour. » Aujourd’hui, cet amour qui vient du Christ –qui est le Christ– est mis à mal : certains considèrent l’autre comme un danger potentiel, le réduise à un "porteur de virus". Cris d’orfraie quand un masque est mal mis, inquiétude quand, spontanément, une main se tend pour saluer –et je ne parle pas des dénonciations à la mairie, à la gendarmerie, à la préfecture, à l’évêché, et j’en passe, qui nous rappellent « les heures les plus sombres de notre histoire » pour parler comme les journalistes… Puis-je vous rappeler que, dans l’Eglise, l’autre est un frère à aimer ? A corriger aussi parfois, quand objectivement, son attitude est déviante. Et Jésus, dans l’Evangile, précise bien qu’il faut corriger son frère quand il a commis un péché contre nous ou, par extension, contre la communauté. Mais il reste un frère. A aimer avant tout, même quand il doit se convertir. Evidemment, nous restons prudents, attentifs, précautionneux mais ne cédons pas à la peur qui est une arme du diable ! Au contraire, soyons attentifs envers nos frères, redoublons de délicatesse, de douceur. En ce monde si abimé, si tourmenté, voilà les armes les plus utiles, les plus nécessaires, les plus efficaces.
Je résume : en ce début d’année, soyons attentifs, tel le guetteur au sommet de sa tour, attentifs à nos frères et sœurs ; à leur égard, soyons remplis de bonté, d’amour. Aidons-les à traverser sereinement cette période de crise qui risque de durer. Et si nous gagnons notre frère, je suis bien certain que le Saint-Esprit, qui est l’amour entre le Père et le Fils, nous couvrira de Ses bontés et de Ses grâces ! Bonne année à tous, sous le regard du Seigneur.

Publié dans Homélie

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1er septembre : Rencontre de l'EAP

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Rencontre à 20h30 à Fresnay

L'EAP, c'est l'Equipe d'Animation Pastorale de nos paroisses (cliquez ICI pour plus d'informations).

Au programme :

- un petit coup d'oeil sur l'été
 
- la rentrée en mode COVID-19 :
- les finances de la paroisse
- la journée de rentrée du 20 septembre (cliquez ICI)
- la reprise du catéchisme la semaine du 14 septembre (cliquez LA)
- premières communions et profession de foi
- la distribution de la communion à Fresnay
- préoccupation pour les EHPAD
 
- reprise des activités paroissiales :
- groupes confirmation
- soirée cinéma
- soirée de formation pour adultes
 
 
Compte-rendu de la rencontre du 24 juin :
 
- Débriefing un mois et demi après la sortie du confinement
* Un constat posé par ceux qui sont encore en activités professionnelle :

- tout va trop vite à l'école, au travail : un système qui défaille, accumulation de fatigue, urgence et travail à la va-vite

- des règles sanitaires compréhensibles mais qui déshumanisent :

- pas de caté à l’école, des règles drastiques en EHPAD

- moins de contacts entre fidèles, gestes de distanciation,

- une forme de méfiance et d'inquiétude

- sans doute une crise sociale (chômage), avec paupérisation des familles

- perte de paroissiens et d'enfants au caté à la rentrée

 

* à Douillet, deux rencontres de la fraternités ont pu avoir lieu en visio pendant le confinement

 

* les Messes dominicales : reprises des horaires normaux à compter de juillet

- célébration de la Messe dans la forme extrordinaire à 9h15 pour une vingtaine de fidèles

(cf. ci dessous)

- Messe à 10h30 en alternance à Fresnay et Fyé

- Messe à 10h30 à Sougé-le-Ganelon

- abandon de la Messe du dimanche soir en raison du peu de participants

 

 

* La célébration de la Messe dans la forme extraordinaire du rite romain :

- Pendant le confinement, puisqu'il était seul à célébrer la Messe, l'abbé Gaëtan a pris l'habitude de célébrer la Messe dans la forme extraordinaire du rite romain (en 2007, lorsque le Pape Benoît XVI a rappelé que cette liturgie n'avait jamais été interdite et que tout prêtre pouvait la célébrer, l'évêque aux armées lui avait demandé de se former pour pouvoir assurer des services auprès de fidèles attachés à cette forme). Des paroissiens qui venaient déjà à la Messe du samedi matin célébrée selon ces normes, lui ont demandé s'il était possible d'assister à cette Messe. La Messe a donc été proposée dans les deux formes chaque jour, afin de permettre à chacun de vivre la rencontre avec le Christ selon ses convictions.

- Lors d'une rencontre à l'évêché, Mgr Le Saux a demandé à l'abbé Gaëtan de ne pas "biner" (c'est-à-dire de célébrer deux fois la Messe dans la même journée) sauf motif pastoral ; mais, en raison de la présence de ce groupe stable de fidèles demandeurs de la célébration dans la forme extraordinaire du rite romain, la célébration de la Messe dans cette forme a été reconnue comme justifiée et relevant du discernement pastoral.

- En EAP, il a été accepté, qu'en plus de la Messe du samedi matin, soit célébrée la Messe dans cette forme le mercredi matin, ainsi qu'une Messe basse le dimanche. La Messe dominicale de 10h30 ne change pas.

 
- La vie paroissiale pendant l'été
- 6 juillet : veillée de prières à l'église de Fresnay
- 9 juillet : dîner topo sur les péchés capitaux
- camp guides aînées la semaine du 14 juillet en Touraine
- Messes avec des scouts et des guides présents sur la paroisse en juillet 
- 9 août : venue de paroissiens de ND-du-Pré qui pélègrinent à vélo avec leur curé
- 11 août : pèlerinage familial à pieds d'Alençon à Chéméré-le-Roi : 130 personnes
- un camp diocésain proposé aux collégiens à Perseigne.
 
Une question est soulevée : "Et vos vacances ? Allez-vous vous reposer ?"
L'abbé Maurice s'absente deux dimanches d'affilée, les 19 et 26 juillet.
Ses paroissiens qui le souhaitent viendront à Fresnay et Fyé
L'abbé Gaëtan a prévu des "sauts de puce" en semaine mais revient le WE
En effet, difficultés pour cette année en raison des 6 mariages et 11 baptêmes en juillet et août
(et il en est de même pour l'été 2021 avec déjà 12 mariages planifiés en juillet et août).
Décision est prise : ne pas inscrire désormais de baptêmes et mariage 15 jours d'affilée en août
afin de permettre aux prêtres de partir prendre un vrai temps de repos.
Pour les Messes dominicales, les fidèles seront invités à se tourner vers les paroisses voisines.
 
- La rentrée 2020
- perspectives :
- catéchisme : départ de Madeleine RONDEAU à Fyé, en raison de son âge
> trouver un catéchiste pour Fyé
- des changements à l'école Notre-Dame-Saint-Joseph de Fresnay : Sabine RIVET est remplacée à la direction de l'école par Nicolas BONNEFOY
- le confinement a révélé une difficulté : l'âge des présidents de sépulture a empêché la majorité d'entre eux d'exercer leur mission. 
> recruter de nouveaux présidents de sépulture
 
Prochaine rencontre : le mardi 1er septembre 2020 à 20h30 à Fresnay

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30 août : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Une confiance à renouveler chaque jour !
 
 
Pauvre Pierre ! Pauvre, pauvre saint Pierre ! La semaine dernière, nous entendions le Seigneur Jésus l’encourager, le féliciter devant tout le monde. Pas seulement parce qu’il avait donné la bonne réponse sur l’identité de Jésus devant tout le monde –« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant »– mais parce qu’il s’était ouvert au Saint-Esprit, qu’il avait été à Son écoute. Rappelons-nous, au passage, que lorsque nous faisons du bien, lorsque nous prions en vérité, lorsque que nous faisons preuve de charité à l’égard de notre prochain, c’est l’Esprit-Saint qui est à l’œuvre, c’est Dieu qui agit à travers nous. Bien sûr que c’est nous qui agissons quand nous servons un de nos frères, c’est nous qui prions de tout notre cœur –c’est mon esprit qui est engagé, ce sont mes mains qui se joignent, c’est ma bouche qui fait monter vers Dieu des paroles de louange et d’action de grâce néanmoins, c’est Dieu qui opère à travers moi et qui m’aide à bien faire. N’oublions pas, frères et sœurs bien aimés, de rendre grâce pour cette délicatesse de Dieu qui nous permet, à nous, de faire le bien en un monde qui en a tellement besoin et qui s’efface au moment des compliments : « Oh, merci de ton aide ! – Si tu savais combien je te suis reconnaissant de ta présence ! – Ton conseil m’est extrêmement précieux et m’éclaire sur la marche à suivre : je t’en remercie ! Maman, ce gâteau est tout simplement délicieux… » Nous –ne soyons pas ingrats !– n’oublions pas de remercier le Bon Dieu qui Se sert de nous pour faire le bien, proclamer la vérité, faire plaisir aux autres !
Revenons sur saint Pierre. Alors, non seulement, il est félicité par Jésus devant la petite cohorte des apôtres et la foule des disciples mais le Seigneur y ajoute une promesse d’autorité, de pouvoir : « Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux ! » Excusez-moi mais si cela n’est pas là, pour Pierre, un moment de gloire, une véritable consécration, moi je veux bien devenir petit rat de l’opéra… J’imagine les autres le regardant avec admiration : « Il a bien parlé, il a bien répondu ! Et sans hésitation ! Cash ! Dis donc, quand le Saint-Esprit Se met en marche, ça dépote dur ! »
Jésus et Ses apôtres continuent leur route vers Jérusalem. Il y a sans doute chez tel ou tel un peu d’inquiétude, une angoisse un peu sourde. Cela n’échappe à personne que les pharisiens sont remontés contre Jésus et des bruits courent sur l’animosité des grands prêtres du temple à l’égard du Rabbi de Nazareth. Alors sans doute que pendant la marche ou, le soir, quand la nuit tombe et que la pénombre favorise les confidences, l’un ou l’autre s’est approché de Jésus pour lui demander au creux de l’oreille pourquoi ils montaient à la ville sainte ou si cela était bien sérieux de le faire. Si bien que Jésus commence à préparer le terrain : Il passe au cran du dessus, Il dévoile ce qui va venir, montrant par là même que l’avenir est entre Ses mains.
J’en profite pour rappeler, mes frères, que Jésus ne S’est pas fait piéger, qu’Il n’est pas tombé dans un traquenard, que Sa mission n’a pas échoué à cause d’un retournement de situation inattendu. Non, non : Jésus sait parfaitement ce qui va se passer, ce qui se trame et comment cela va s’accomplir. Il est venu pour cela : pour racheter, par le don de tout Lui-même, les péchés des hommes, depuis le péché originel d’Adam et Eve, jusqu’à nos péchés à nous, en passant par celui de présomption que va commettre Pierre dans un instant. Jésus annonce Son arrestation, Sa passion, Sa mort et Sa résurrection. Mais les apôtres, les disciples, ne peuvent pas comprendre d’emblée. Le charisme, l’autorité naturelle de Jésus, Ses miracles, l’enthousiasme de la foule liés à ce phénomène de bande qui donne un sentiment de toute-puissance, que tout va plier sur notre passage, font que ceux qui suivent le Seigneur ne peuvent pas comprendre cette annonce prophétique. Sans doute qu’à l’écoute des paroles de Jésus, la foule a murmuré, échangeant des commentaires –« Vous avez entendu la même chose que moi ? J’ai bien entendu ce qu’Il a dit là ? Holala, Il est fatigué notre Jésus : Il déraille ! Il faudrait qu’Il Se repose un peu… »
C’est à nouveau Pierre qui monte au créneau, qui prend la parole. Ça a marché la première fois : il essaie de faire coup double… et il se fait ramasser en beauté et publiquement : « Passe derrière moi, Satan ! » Notre société moderne ne croit plus au diable –et c’est bien regrettable car le diviseur est à l’œuvre et il a les mains libres puisque nous sommes peu à le craindre et à le combattre– mais pour les Juifs l’injonction de Jésus est très claire et il y a du avoir un mouvement de recul, de repli autour de Pierre : « Il a le Shâtan ! Il s’est mis à l’écoute de l’adversaire, du maître des ténèbres, du prince du mensonge… Et Jésus l'a débusqué ! » Et Jésus de préciser aussitôt : « Pierre, Je t’ai promis les clés du Royaume, Je t’ai accordé le pouvoir de lier et de délier. Mais c’est un service que Je t’ai confié, pas un pouvoir ! Pas une autorité qui écrase et qui soumet mais une autorité qui fait grandir ! Répondre à Mon appel, se mettre à Ma suite, c’est accepter la contradiction, « l’insulte et la moquerie » pour reprendre les mots de Jérémie… Et c’est même aller jusqu’à la croix ! »
Frères et sœurs bien aimés, rendons grâce à Dieu d’avoir été choisis par le Christ pour nous mettre à Sa suite, pour vivre en catholiques. Remerciez vos parents pour la grâce du baptême –ou, si vous l’avez reçu plus tard, remerciez le Saint-Esprit d’avoir suscité en vous ce désir et d'y avoir répondu. Mais si nous pouvons, légitimement, être fiers d’être chrétiens, n’en tirons aucune vaine gloire. Nous savons bien que c’est le Bon Dieu qui nous récompensera de notre fidélité, surtout dans les épreuves : quand tout va bien, quand tout roule, c’est facile, non !? C’est quand la croix se profile, c’est quand elle se fait lourde et pesante que cela devient plus difficile, plus délicat : je reste ou je jette l’éponge ? Alors demandons cette fidélité du quotidien : je ne prie pas seulement quand ça va mal, quand j’ai besoin de l’aide du Ciel, du souffle du Saint-Esprit. Non, non : la fidélité, la confiance, l’oubli de soi, c’est la la prière quotidienne pour rendre grâce à Dieu, Le louer, Le bénir. Et c’est là, dans la prière de chaque jour, que nous puisons notre confiance dans l’Eglise, dans Son enseignement, dans Ses directives, dans Sa doctrine. Oui, l’Eglise est exigeante et la route est rude, elle monte et, parfois, je me dis que je n’y arriverai pas. Mais en ce cas, ce n’est pas le Saint-Esprit qui me parle, c’est le Shâtan, l’esprit déchu, le prince des ténèbres, de ta tristesse et de la désolation, qui s’adresse à mon âme, celui qui a fait trébucher Pierre. En ce cas, mes frères, un beau signe de croix, un regard vers le Ciel, un acte de confiance et d’amour au fond du cœur et en avant marche ! Au Ciel, quand je me présenterai, tout perclus par mes insuffisances, mes limites, mes péchés même, mais rempli de cette confiance en Dieu, je préfèrerai qu’Il me dise avec un sourire lumineux : « Entre dans la joie de ton Maître, bon et fidèle serviteur », plutôt que « Passe derrière moi, Satan ! » Pas vous !?

Publié dans Homélie

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23 août : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

"Et pour toi -oui toi !-, qui suis-Je ?"
 
Frères et sœurs bien aimés, avec l’évangile de ce dimanche, je crois que nous allons arriver à la fin de notre série de l’été qui a commencé il y a quelques semaines avec la parabole du trésor caché dans le champ : « quel est notre trésor, quel est notre essentiel à nous ? » [cliquez ICI]. Je résume en trois mots pour ceux qui ne nous rejoindraient que ce dimanche. Notre essentiel à nous, catholiques, c’est notre foi en Jésus-Christ sauveur : il est là notre trésor, Jésus qui prend soin de moi, et qui va jusqu’à Se donner à moi dans les sacrements [cliquez LA] –c’était l’évangile de la multiplication des pains, il y a quelques semaines–, Jésus que je retrouve dans l’intimité de la prière, Jésus que je suis invité à regarder yeux dans les yeux, comme saint Pierre lorsqu’il marche sur l’eau. Tant qu’il garde les yeux fixés sur le Christ, Pierre marche sur la mer. Evidemment que c’est impossible, humainement irréalisable… sauf si je garde les yeux fixés sur Jésus-Christ qui peut réaliser de grandes choses à travers moi. Il le promet d'ailleurs à Pierre : "tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux!" Rien que ça ! Oui, c’est Jésus mon trésor, ma perle précieuse, mon tout !
Aujourd’hui, le Seigneur Jésus nous colle une interrogation surprise. Désolé pour les plus jeunes qui repoussent de tout leur être la perspective de la rentrée scolaire, mais c’est exactement le cas : à l’improviste, Il Se tourne vers ceux qui Le suivent et les interroge : « Pour les foules, qui suis-Je ? » Et chacun d’y aller de son approche, de sa suggestion, de sa réponse. Je les imagine tellement, levant la main, et attendant sagement que Jésus les désigne : « Jean-Baptiste, Elie, Jérémie, un prophète… » Mais quand Jésus Se fait plus précis, plus incisif –« Et vous que dites-vous ? Maintenant, c’est votre avis à vous qui M’intéresse ! Pour vous qui suis-Je ? »– saint Pierre fait cavalier seul, déclarant tout de go « Tu es le Fils du Dieu vivant ! », affichant ainsi sa foi devant Jésus et les autres apôtres.
Maintenant, chers paroissiens et fidèles de passage, la même question nous est posée : « Et pour vous, qui suis-Je ? » En cette fin d’été, Jésus s’assoit à côté de vous, à l’heure tranquille où vous vous posez, où vous soufflez –pour certains c’est au moment du petit-déj’ devant le bol de café qui fume, pour d’autres, à l’heure de la sieste, pour d’autres encore, le soir, quand la maison s’endort– à chacun son moment à soi, vous savez, ce moment pour faire le point, pour se remémorer telle discussion ou telle activité, pour organiser la journée à venir ou celle du lendemain, le moment tranquille, peinard, celui où l’on en profite pour rendre grâce à Dieu, pour Le remercier, pour demander aussi. Et Lui vient se poser à côté de nous. Patiemment, Il entend, Il reçoit nos demandes, nos supplications, nos souhaits, nos projets, puis Il pose Sa main sur la nôtre et nous regard droit dans les yeux : « Et pour toi, qui suis-Je ? Un simple distributeur de grâces ? Une machine à exaucer ? Comme dans les gares : tu mets 1€ et ta canette de soda tombe ; là, tu dis une prière, et hop, te voilà exaucé… Un peu simpliste, voire utilitariste, non !? Ou parfois, tu Me vois comme un Dieu lointain, distant, froid, un mix entre juge et comptable de tes bonnes et mauvaises actions. Ou, et c’est l’excès inverse, comme un pote, un copain, ce qui est là aussi réducteur. Alors, dis-moi comment tu Me vois ? Dis-moi ce que Je suis pour toi ? »
Et si nous demandions à Dieu de nous éclairer sur Lui. Jésus félicite Pierre pour la justesse, la sûreté, de sa réponse, tout en précisant que c’est Dieu qui la lui a soufflée. Alors, nous aussi, demandons au Père éternel Ses lumières, Son éclairage que nous puissions aller plus loin en "profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu" afin que sachions bien parler de Lui, de la façon la plus juste qui soit. « Pour vous qui suis-Je ? » Pour que cette demande légitime, qui nous sera posée au Ciel lors de la grande rencontre, lors du tête-à-tête avec Dieu, ne nous prenne pas au dépourvu, à l’improviste, demandons à Dieu d’illuminer dès ici-bas notre âme, notre intelligence pour que nous Le connaissions plus intimement et que nous puissions faire grandir cette proximité, cette amitié avec Lui.
Seigneur, Vous êtes mon Dieu, mon roi, mon maître et mon ami tout à la fois : Vous m’aimez et prenez soin de moi. Tout en me laissant libre, Vous m’aidez à grandir dans la foi, dans l’amour, dans le service, dans le don de moi-même pour Vous ressembler, pour Vous laisser prendre place en moi et agir à travers moi. Jésus, mon tout, ma joie, je veux Vous connaître davantage, être plus proche, plus intime avec Vous, Vous aimer plus. Et cet amour, je veux le partager avec mes frères qui ne Vous connaissent pas, qui ont une fausse image de Vous, qui se trompent à Votre sujet. Seigneur, donnez-moi de faire grandir en moi Votre présence : qu’elle déborde de moi et atteigne mes frères, plus encore ceux qui sont en quête, en recherche. Mon Dieu, je vous aime et je veux vous servir tous les jours de ma vie. Amen.

Publié dans Homélie

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