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4 octobre : L'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

A chaque Messe, le Seigneur donne à profusion...
...Et moi que Lui rendrai-je ?
 
Chers enfants qui vivez votre première Communion, c'est à vous et à vos familles que je voudrais adresser les premiers mots de cette homélie. Merci de votre patience ! Merci de votre persévérance. Cela fait plusieurs mois que vous attendez ce jour, le moment de votre première Communion, de pouvoir recevoir en vous Jésus-hostie, Jésus qui Se donne à nous dans le pain consacré, dans cette petite hostie blanche qui est Son Corps très saint. En raison du confinement d'abord, puis du temps de flottement que nous avons vécu en mai et juin, votre première Communion n'a pu avoir lieu à la date prévue. Mais aujourd'hui, votre coeur, votre âme sont prêts à recevoir la visite du Seigneur Jésus.
 
Hier, vous êtes venus à l'église pour une ultime préparation spirituelle : la répétition des chants, une révision des rites de la Messe et surtout ce beau cadeau de la confession. Se confesser, c'est recevoir le pardon de Dieu une fois que nous avons reconnu humblement nos fautes, nos péchés, nos limites : le Seigneur a racheté par Sa vie, par Sa passion, par Sa mort sur la croix toutes nos fautes, Il les a pardonné dans Son Sang. C'est pour cela que nous pardonnés à chaque fois. Ce mystère où Jésus rachète nos fautes à nous par Sa vie à Lui porte un nom : c'est le mystère de la Rédemption.
 
Jésus est prêt à donner et à donner beaucoup, en abondance. Nous l’avons entendu dans la première prière de cette Messe, la collecte : "Dieu éternel et tout-puissant, Tu combles ceux qui T'implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs." La seule chose qu'Il demande pour pouvoir le faire, c'est notre disponibilité, l'ouverture à Sa grâce de notre coeur, de notre âme. Jésus Se tient devant nous et Il nous dit : "Veux-tu recevoir Ma grâce ? Veux-tu que Je te donne Mon amour ?" Quand la réponse est positive, Jésus déploie la force de Son amour en nous, à la mesure de l'ouverture de notre coeur. Ce matin, chers enfants, le Seigneur a le désir de vous donner Son amour à profusion, en abondance. De votre côté, cela fait près de six mois que vous attendez de vivre votre première Communion, mais croyez bien que Jésus aussi attendait ce moment. Il veut Se donner, et Se donner tout entier, pour que vous viviez de Sa présence, pour qu'Il puisse résider en vous substantiellement, pour que vous soyez saints. C'est cela le but de la communion : que vous viviez de la sainteté de Dieu !
 
C'est pour cette raison que l'Eglise insiste pour que les catholiques viennent tous les dimanches à la Messe, pour recevoir la force de Dieu dans la sainte Communion. Je vais vous donner un exemple de la vie de tous les jours dans lequel vos parents vont se reconnaître. Je n'attends pas que le réservoir de ma voiture soit vide pour aller à la pompe à essence. Régulièrement, je prends le temps de m'arrêter pour faire le plein, parce que si je reste en rade sur le bord de la route à cause du réservoir à sec, ça va être compliqué pour moi... Je vois parfois des gens que je ne connais pas qui viennent à l'église, qui viennent à la Messe. Ils allument un cierge, ils viennent prier. Il m'arrive de les interroger avec bienveillance, de me renseigner pour savoir d'où ils viennent, pourquoi ils sont là. Souvent, il est question d'un décès, d'un deuil, d'une difficulté, d'un pépin de santé. Evidemment, je prie avec eux : ensemble, nous confions cette intention douloureuse au Seigneur. Mais, intérieurement, je ne peux m'empêcher d'être surpris : pourquoi faut-il attendre une difficulté pour venir à l'église, pour rencontrer le Seigneur, pour Lui confier telle ou telle intention. ? Si je suis vraiment ami de Jésus -et communier, recevoir la sainte Communion, c'est un signe d'amitié très fort avec le Seigneur- alors si je suis vraiment ami du Seigneur, je Lui confie mes joies, je Lui partage mes espérances, mes réussites, et puis aussi ce qu'il y a de dur, de difficile dans ma vie. Mais pas seulement les problèmes ! 
C'est le sens de l'évangile de ce dimanche. La vigne dont il est question, c'est notre vie, notre âme. Dieu nous a donné la vie : c'est par Son amour que nous sommes vivants. Et il est bien normal que nous Lui rendions cet amour. Dans la parabole de Jésus, nous voyons bien l'amertume du propriétaire de la vigne : les vignerons refusent de Lui partager les fruits de la vigne, ils font comme s'Il n'existait pas, ils L'écartent de leur vie... alors que c'est grâce à Lui qu'ils ont cette vigne et ces beaux fruits... Chers enfants, chers parents, chers paroissiens, ce matin encore Dieu vient Se donner à nous et de façon surabondante : dans cette petite hostie, c'est tout Dieu que nous recevons. Telle est notre foi de catholiques ! Mais si nous recevons, au-delà même de ce que nous pouvons espérer -dans la collecte citée tout à l'heure, comme prêtre, j'ai imploré Dieu de nous "donn[er] plus que nous n'osons demander"- nous avons à partager ce que nous avons reçu. Chers amis, partageons cette joie de recevoir le Christ ! "Dieu premier servi" alors remercions-Le, rendons-Lui grâce pour tous Ses bienfaits, pour cette première communion pour les plus jeunes et pour cette énième communion pour nous, adultes. Ne nous habituons pas à recevoir le Christ en nous, mes frères : c'est un cadeau tellement grand, qui nous dépasse ! Nous ne pouvons pas nous y habituer et vivre cette démarche de Le recevoir en nous de façon machinale ! Ensuite, vivons de cette joie et partageons-la. Aujourd'hui, à la maison, demain, au collège, au boulot, auprès des gens que nous rencontrerons. Le maître de la vigne envoie des serviteurs percevoir son dû : nous, qu'aurons-nous à donner, qu'aurons-nous à partager ? Ce matin, comme à chaque fois que je viens à la Messe, je reçois plus que je n'ose demander : j'ai donc tant et tant à donner en retour... Encore faut-il le faire, mes frères...

Publié dans Homélie

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4 octobre : XXVIIème dimanche du TO

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Premières Communions à Fresnay
Joie : Agathe, Thaÿs, Anthony, Clara et Gaëtane ont reçu Jésus dans la sainte Communion
 
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
Juste après la Communion, moment de ferveur et de rencontre avec le Seigneur Jésus
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
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4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
4 octobre : XXVIIème dimanche du TO
Toutes les photos sont LA

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2 octobre : Homélie de la Messe anticipée

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

En raison de la Messe de première Communion demain,
voici une première homélie sur les textes liturgiques de ce dimanche
 
***
Et nous, prendrons-nous soin de la vigne qui nous est confiée ?
 
Lorsque le Bon Dieu décrivait à Moïse le pays de Canaan qu'Il lui destinait, Il évoquait un pays où coulent le lait et le miel, symboles de la richesse, de la fécondité, de l'abondance. Et les émissaires envoyés en précurseurs pour reconnaître ce territoire sont revenus avec une énorme grappe de raisin accrochée à une perche qu'ils étaient obligés de porter à deux. En effet, quand Dieu promet, quand Dieu donne, Il ne fait pas les choses à moitié : c'est toujours l'abondance, à la mesure de Son amour. Et la terre sainte qu'Il donne en partage aux Israélites est une terre fertile : c'est le pays du blé, des oliviers et de la vigne.
La semaine dernière, il était déjà question de la vigne, où les deux fils du maître étaient invités à se rendre pour y travailler. Deux semaines de suite, l'Eglise nous donne de méditer sur le thème de la vigne. Pas seulement parce que c'est la saison où les grappes mûrissent et que les vignerons s'activent pour les vendanges... Pas seulement parce que dans les grands magasins, nous pouvons trouver en ce moment des promotions sur le raisin noir et le raisin blanc. La vigne dont il est question dans les textes de ce soir, c'est évidemment Israël, le peuple choisi par Dieu, le peuple élu, le peuple qui appartient à Dieu, le peuple sur lequel Dieu a jeté Son dévolu, le peuple sur lequel Il a déployé Son amour, Sa tendresse, Sa miséricorde. C'est le sens qu'il faut attribuer à tous ces travaux et installations mis en place par le propriétaire de la vigne : l'évacuation des pierres, la clôture, la tour de garde, le pressoir. Dieu a donné en abondance : Il a tout fait pour que cette vigne puisse croître, pour que les ouvriers aient les meilleures conditions de travail possible. Il attend de cette vigne un beau fruit, des grappes juteuses qui donnent un vin capiteux, ce vin dont il sera question la semaine prochaine dans le banquet organisé par le roi pour son fils.
Mais le résultat n'est pas à la hauteur de l'espérance, de l'investissement. Dans la première lecture, le prophète Isaïe se fait le porte-parole de Dieu et se lamente que la récolte soit décevante : "Il en attendait de beaux raisinsmais elle en donna de mauvais." -et vous avez noté que cette phrase est répétée à deux reprises comme pour accentuer le constatOr tout a été fait, tout a été mis en place pour que les récoltes soient belles et généreuse : "Pouvais-Je faire pour Ma vigne plus que je n'ai fait ?" Et là encore, vous avez noté cette insistance du Seigneur : "Ma vigne" ! De quoi s'agit-il ? Quel est le problème ? Eh bien le peuple qui avait promis d'être fidèle à Dieu, qui avait vu se déployer Sa puissance lors du passage de la Mer Rouge, qui avait goûté Sa présence tout au long de la marche au désert et de la conquête de la terre promise, le peuple s'est détourné de Dieu. Là où Dieu attendait la fidélité, le peuple s'est tourné vers les idoles, vers les faux dieux des païens. Là où Dieu attendait la sainteté a proliféré la fermeture du coeur, l'exploitation des plus petits, la haine de l'autre : "Il en attendait le droit, et voici le crime." Or ce n'est pas faute d'avoir averti, d'avoir envoyé des prophètes pour faire revenir Israël dans le droit chemin, rien n'y fait. Alors Dieu va retirer la protection qu'Il avait étendue sur le peuple élu. Les ennemis vont venir d'Assyrie, de Babylone. Jérusalem va tomber, le temple va être incendié, les populations vont être déportées. C'est le drame, un traumatisme incroyable pour Israël, la descente aux enfers... 
Jésus reprend à Son compte ces menaces effrayantes. Il cite presque mot à mot l'avertissement d'Isaïe. Tout y est : la clôture, le pressoir, la tour de garde. Les Juifs connaissent les textes sacrés : ces paroles de Jésus leur sont familières. Ils voient très bien de quoi il s'agit, de quoi il retourne. Evidemment, ils frémissent, ils tremblent. A qui s'adresse Jésus ? Il parle "aux grands prêtres et aux anciens du peuple". Ceux-ci sont les responsables qui mènent la destinée du peuple. Ceux sont eux qui refusent le Christ, Son enseignement, qui complotent contre Lui. Ils réfutent Ses miracles, refusent d'ouvrir leur coeur à Ses recommandations. Le petit peuple le fait, pas eux ! Tout comme Isaïe plusieurs siècle auparavant, Jésus décrit et avertit. Les serviteurs chassés, frappés, tués, ce sont les prophètes que Dieu a envoyé inlassablement. Et le fils du maître de la vigne, c'est Lui Jésus. Il annonce de façon prémonitoire Sa mort et de façon très précise : "Ils se saisirent de lui, le jettèrent hors de la vigne et le tuèrent." Jésus va être "saisi" au jardin des oliviers et va mourir "en dehors de la vigne", sur cette hauteur, le Golgotha, aux portes de Jérusalem.
C'est aux Juifs que Dieu S'est adressé en premier. C'est à eux, par Moïse, qu'Il a confié Son Nom indicible ; c'est sur eux qu'Il a répandu Son amour. Mais c'est aussi ce peuple-là qui a refusé de reconnaître en Jésus l'envoyé de Dieu, le Messie annoncé et promis. Bien sûr, il y a Marie, Pierre, André, Jacques et Jean, et les autres. Mais les "grands-prêtres, les anciens", les docteurs de la Loi, les scribes L'ont rejeté, L'ont jugé et condamné à mort. Si bien que ceux qui avaient la garde de la vigne vont se voir arracher ce bien : Jérusalem sera détruite une seconde fois en 70, le temple détruit définitivement -il ne reste que ce mur de fondation devant lequel prient les juifs d'aujourd'hui, le mur des pleurs, "le mur des lamentations". Les "nouveaux vignerons" à qui est confiée la vigne, c'est nous, mes frères : les catholiques, les membres de l'Eglise. A nous de prendre soin de ce beau cadeau, de le faire fructifier par notre fidélité, par notre sainteté, par notre désir de conversion. Rendons grâce à Dieu de nous avoir choisis. Remercions-Le pour le don de Son Esprit-Saint, pour cet amour enfoui en nous depuis notre baptême, pour Sa grâce qui ne demande qu'à se développer en nous ! Oui, nous sommes les héritiers du Christ ! C'est un beau nom, mais aussi une vraie responsabilité. A nous de nous en montrer dignes et de vivre véritablement du Christ ! Amen.

Publié dans Homélie

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3 octobre : répétition pour la première Communion

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Ultimes préparatifs
 
Cela fait presque 6 mois -COVID oblige-
que des enfants de nos paroisses attendent de vivre leur première Communion.
Ce matin, avec les catéchistes, avait lieu une dernière répétition avant la Messe de demain.
Christine est venue les aider à répéter les chants de la célébration de demain
avant une répétition des gestes et attitudes
pour vivre de façon fervente cette belle rencontre avec le Seigneur  !
Rendez-vous demain pour la Messe des familles à 10h30 à Fresnay !

Publié dans Vie paroissiale

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2 octobre : Soirée-cinéma au presbytère

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

Les soirées-cinéma au presbytère reprennent !
 
 
Après Indiana Jones et la dernière croisade, Cristeros, Oscar et la Dame rose,
Au revoir les enfants, Ratatouille, Matrix, Après la guerre, L'Ecole buissonière
et tant d'autres...
 
...après le coup d'arrêt brutal du à la pandémie,
les soirées-cinéma reprennent au presbytère !
 
Au programme de ce soir :
La Résurrection du Christ 
 
Clavius, un puissant tribun militaire romain,
et son aide de camp Lucius
sont chargés de résoudre le mystère
entourant ce qui est arrivé à un Juif
nommé Yeshua après sa crucifixion...
Les collégiens (à partir de la 5ème) et lycéens qui le souhaitent
sont attendus à 20h au presbytère avec leur pique-nique.

Fin de l'activité à 22h30.

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