9 juillet : l'homélie de ce dimanche

Publié le par Paroisses de Fresnay, Oisseau et Sougé

"Vos vacances, avec ou sans Jésus ?"

Mes frères, les vacances viennent de commencer, au moins pour les plus jeunes de nos communautés qui viennent de quitter officiellement l’école, pour presque deux mois sans classe, sans devoir, sans interro’. Evidemment, je n’oublie pas les sacro-saints « devoirs de vacances » achetés par les parents consciencieux, mais, dans l’ensemble, nous entrons dans une autre dimension pendant ces mois de juillet et août : la période estivale si attendue, espérée, presque fantasmée pour ceux qui ont le nez dans le guidon et qui n’aspirent plus qu’à un plongeon dans l’Atlantique ou une randonnée dans les Alpes pour ceux qui ont la chance de partir. Pour ceux qui resteront, c’est l’occasion sans doute de grasses matinées, d’un plouf à Coco Plage que j’ai découvert pendant le camp vélo [cliquez ICI], de balades autour de Saint-Léonard où nous étions la semaine dernière en paroisse [cliquez LA], de lectures, de siestes et de visites aux amis ou tout simplement du farniente si cher aux Italiens et qui trouve toute sa place aussi à Fresnay ou dans nos autres clochers !
 
Très bien ! Nous en avons besoin. C’est utile ; c’est même nécessaire ! Mais « et Jésus dans tout ça !? » Vous savez que Celui qui n’est jamais en vacances, c’est Dieu. Cet échange d’amour perpétuel, infini, sans cesse renouvelé ne s’arrête pas entre le 7 juillet et le 3 septembre : vous imaginez le panneau à l’entrée du Ciel : « absent pour cause de congé » ou le message téléphonique sur le répondeur du Ciel : « Votre prière ne peut accéder : veuillez renouveler votre appel ultérieurement » avec la petite musique angélique qui va bien ? Non, ce n’est pas sérieux ! Ce n’est tout simplement pas réalisable.
Ce matin, Jésus nous dit justement exactement le contraire : « Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerai le repos. » Cette année a peut-être été une période difficile : beaucoup de pression au boulot, des soucis familiaux, des pépins de santé pour vous ou des êtres chers, des difficultés avec vos chers enfants ou adolescents, des séparations, des crises peut-être… Et si le Bon Dieu a été toujours là, délicatement présent, prêt à donner le coup de pouce qui remet en selle, vous, vous L’avez peut-être oublié, ou même carrément squezzé, écarté, mis de côté… Vous Lui en avez voulu… ou, tout simplement, vous ne vous êtes pas souvenu de Lui, trop accaparé par la gestion du quotidien… C’est dommage pour des catho’, c’est regrettable. Mais Dieu, Lui, reste fidèle. Alors, si vous profitiez de ce temps d’été pour Le retrouver ? D’une part, vous allez avoir quinze jours ou trois semaines où vous allez pouvoir souffler. Le plouf à Coco Plage, c’est bien –c’est super agréable surtout quand il fait chaud comme en ce moment !– mais le plouf en
Dieu, c’est carrément vital ! C’est ce qu’il y a de plus ressourçant ! Je me permets d’entrer un peu plus dans le détail. S’il vous plaît, si vous êtes aoûtien –c’est-à-dire, si vous prenez vos vacances en août, préparez déjà ce rendez-vous avec le Seigneur. La maison est sans doute plus calme avec le départ des enfants en colo ou en camp : un peu moins de boulot, un peu moins de bruit et de pression ! Super occasion de retrouver le Seigneur par petites touches : cinq minutes le matin ou le soir –et plus si affinités. Vous préparerez bien vos vacances et bien, préparez bien cette rencontre avec le Seigneur. car comme nous l'a rappelé saint Paul, nous ne vivons pas seulement seulement la chair qui conduit à la mort mais selon l'Esprit qui donne la vie ! Et puis, la bonne nouvelle c’est que si les vacances se terminent un jour, le lien intime avec Jésus ne prendra jamais fin : déjà, ici-bas, c’est 7 jour sur 7, 24h sur 24, jour et nuit sans interruption jusqu’à la grande Rencontre d’amour… qui ne prendra jamais fin, au Ciel dans la joie parfaite de Dieu !
Un petit mot pour les retraités de notre assemblée –il me semble qu’il y en a quelques-uns– qui se sentent moins concernés par les vacances puisque pour eux, après de longues années de labeur, ils n’y a plus de lever aux aurores pour aller au boulot. Soit vous avez les enfants et petits-enfants à la maison : joie ! Mais c'est une période un peu moins calme pour vous, n’est-
ce pas ! Eh bien comme tout ce petit monde se lève plutôt tard (d’ailleurs, il a fallu secouer les petits-enfants pour ne pas être en retard à la Messe ce matin !), vous qui êtes plutôt du genre lève-tôt, profitez du calme et de la fraîcheur matinale pour un petit rendez-vous avec Jésus ! Le Magnificat trouve parfaitement sa place sur la table du petit-déj’ entre le pain frais et les croissants achetés spécialement pour la famille, la confiture de rhubarbe cusiné avec amour par Bonne Maman et la tasse de Ricoré, « l’ami du petit-déjeuner ». Car ce moment de tranquillité peut aussi être moment d'intimité avec le Seigneur. Puis-je vous recommander aussi le soir, au moment de coucher les petits-enfants les plus jeunes ? Belle occasion de vous tourner ensemble vers le Ciel, confiant à Dieu les joies et les peines de la journée, Lui présentant toutes les activités vécues et les personnes rencontrées.

Mes frères, le message est simple : pas de vacances sans Dieu ! Au contraire, resserrons les liens avec Lui, replongeons-nous en Lui si nous L’avons tenu à l’écart de notre vie ces derniers mois. Et puis, quand vous vous rendrez compte, avec émerveillement, combien ce « repos » en Dieu vous est profitable, vous ne manquerez pas de continuer après la rentrée, prolongeant ainsi vos vacances et cette chère période estivale ! Amen.

 

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